Projet Hercule : l’électricité  va-t-elle coûter de plus en plus cher à l’avenir ?

Le fait est, explique Alexandre Delaigue, que la concurrence n’est guère qu’un outil. Un outil efficace, quand il est bien utilisé. Ce qui n’est pas toujours le cas et implique de ne pas le faire par pure idéologie

"La seule bonne attitude vis-à-vis de la concurrence c’est de bien comprendre quels sont ses avantages et quels sont ses inconvénients. La concurrence est efficace quand elle est possible dans un secteur, ce qui n’est pas automatique. Quand elle est pertinente, sa mise en place est justifiée : elle permet des innovations technologiques et une pression à la baisse sur les coûts. Sans oublier, bien sûr, une plus grande diversité des services", indique l’économiste qui prend l’exemple des Télécoms.

Dans le cadre d’EDF, la situation est plus complexe. Le monopole est naturel : c'est-à-dire qu’il serait trop coûteux - ou trop risqué ! - de reconstruire un équivalent au parc électro-nucléaire français. "Dans ce cas, un monopole peut lui aussi s’avérer utile, parce qu’il rend possible plusieurs éléments importants. Un service fourni de manière uniforme, une sécurité légale des tarifs, des investissements importants dus à une intervention publique forte...", détaille l’enseignant en sciences économiques.

Seulement, le cas de figure EDF-Hercule ressemble de plus en plus à un "monopole privé" : il s’agit d’une situation de monopole… qui n’est pas encadrée par le cadre réglementaire. Le pire des deux mondes, indique le professeur à l’Université de Lille. Et pourrait mécaniquement engendrer des hausses de prix.

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