Carburants, produits de la vie courante… Les hausses sont légions depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Et cela devrait continuer : en 2019 ainsi qu'en 2020, votre portemonnaie pourrait même flamber.

Cette autre hausse qui va vous faire grincer des dents : l’électricité

De nombreux Français manifestent depuis deux semaines déjà pour dire toutes leurs difficultés à boucler les fins de mois. Pourtant, une nouvelle hausse de prix pourrait alimenter la grogne sociale portée par les "gilets jaunes", révèle Le Parisien : les tarifs de l’électricité pourraient en effet augmenter de 2,3% dès 2019 et de 3,3% à partir de 2020…

En cause, alors que les prix de l’électricité ont déjà grimpé de 35% en dix ans, la loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), votée en 2011, sous Nicolas Sarkozy. Cette dernière oblige EDF à revendre un pan de sa production nucléaire à ses concurrents afin de contrer la situation de monopole qui existait jusqu’à la libéralisation du secteur en 2007. Toutefois, EDF demeurant la seule entreprise à pouvoir exploiter le nucléaire, elle dispose toujours d’un avantage non négligeable que cette disposition légale entend nuancer.

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Cette autre hausse qui va vous faire grincer des dents : une production d’électricité trop faible qui fait grimper les prix ?

Cependant, la production d’énergie par EDF ne serait plus assez importante pour répondre correctement aux attentes des fournisseurs alternatifs et de leurs clients, en droit d’acheter 25% (100 Twh) de la production nucléaire a un tarif préférentiel (42 euros/MWh).

"Lorsque l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) a été créée, la concurrence était très faible. Il était facile de satisfaire les exigences de chacun des fournisseurs en fonction du nombre de leurs clients. Sauf qu’aujourd’hui, leur nombre a explosé. Il devient impossible de contenter tout le monde", explique Frank Roubanovitch, président de l’association de consommateurs industriels et tertiaires d’électricité (CLEE) dans les colonnes du Parisien.

La CLEE estime d’ailleurs le surcoût potentiel à plus d’un milliard d’euros dès 2019 pour les particuliers et les entreprises, si les autorités ne relèvent pas le plafond de 100 TWh. En 2020, il pourrait atteindre 1,55 milliard d’euros. Pour les seuls particulier, cette hausse serait comprise entre 360 millions et 530 millions d’euros pour les trois prochaines années, soit 12 euros par ménage en 2019 et 17 euros en 2020.

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