Alors que le prince héritier d'Arabie saoudite, en voyage à Paris, est actuellement visé par une plainte pour "complicité d'actes de tortures", on en sait plus sur l'ampleur du patrimoine de la famille royale saoudienne. Et cela donne le tournis !

Elle doit sa fortune aux gisements de pétrole découverts il y a près de huit décennies sous le règne du roi Abdelaziz ibn Saoud… La famille saoudienne représente, aujourd’hui, l’une des dynasties les plus riches de la planète. Tel que le rappelait déjà il y a quelques mois le magazine Courrier International, la lignée des Al Saoud bénéficie d’une rente annuelle estimée à plusieurs milliards de dollars et de quantité de privilèges. Depuis 2015, c’est donc Salmane ben Abdelaziz Al Saoud qui règne sur l’Arabie saoudite (SBM pour les intimes). C’est lui qui, au demeurant, vient d’être visé par une plainte déposée à Paris par une association yéménite pour le rôle qu’il aurait joué dans la guerre au Yémen, indique France Info.

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Des comptes en Suisse ?

Toujours est-il que dans la famille Al Saoud, les héritiers (et ils sont nombreux) possèdent non seulement des palais (parfois entièrement recouverts d’or) en Arabie, mais également quantité de châteaux en France (l’un d’entre eux, le plus cher au monde, est situé à Louveciennes, en région parisienne).

Mais s’il n’y avait que cela ! De toutes évidences, il semblerait que ce train de vie - qui dépasse l’entendement - dissimule en son sein quelques manœuvres peu scrupuleuses. De fait, selon le Courrier International, certains membres de la famille royale auraient tendance à dissimuler une partie de leur argent sur des comptes en Suisse. Ce qui ne les empêcherait pas de festoyer à foison sur des yachts aux dimensions surhumaines.

Les temps sont durs, mais pas pour tout le monde

Et si le roi Salmane fait aujourd’hui figure de PDG du business familial, tel que le précise Courrier International, cela ne l’empêcherait pas d’être en proie aux aléas des cours du pétrole. Un cours qui n’est pas toujours au beau fixe et qui, de fait, l’incite à parfois demander aux saoudiens de se serrer la ceinture. Quitte à annuler des projets à hauteur de 250 milliards de dollars par exemple. Tout cela pour dire que ces aléas ne le freineraient visiblement aucunement dans ses dépenses quotidiennes. En Arabie saoudite, les temps se révèlent parfois durs. Enfin, tout dépend pour qui...

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