Un ultime testament rédigé sous le régime californien a été retenu et autorise Johnny Hallyday a totalement déshériter ses enfants. Un document nettement moins avantageux pour ces derniers que les trois autres testaments qu’il avait précédemment signés.

Stupeur et tremblement au sein du clan Hallyday. Dans une lettre adressée à son défunt père, Laura Smet a fait savoir ce lundi qu’elle se battrait pour obtenir ce qu’elle estime lui revenir de droit. A savoir : une partie de l’héritage de Johnny. Et pour cause : la loi française impose qu’aucun enfant ne puisse être déshérité, pas la loi américaine.

Et si Laura Smet et David Hallyday ont bien l’intention d’obtenir réparation, c’est probablement aussi parce qu’avant de rédiger cet ultime testament les déshéritant totalement, Johnny Hallyday avait réalisé trois autres copies nettement plus équitables, semble-t-il.

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De fait, ce qui est principalement en jeu porte sur le patrimoine immobilier de Johnny (plusieurs dizaines de millions d’euros répartis en la France, les Etats-Unis et Saint-Barthélemy), mais également sur les royalties de ses chansons, ainsi que sur ses nombreux véhicules et motos de collection.

Un testament préalable réparti en trois

Avant de tout léguer à Laeticia, Johnny avait pourtant rédigé trois autres testaments dont l’un d’entre eux, en 2000, désignait, révèle LCI, sa femme ainsi que ses quatre enfants en qualité d’héritiers à part égale. Comprenez : deux tiers d’héritage pour les enfants (David, Laura, Jade et Joy), un tiers pour Laeticia.

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Sauf qu’aujourd’hui, les porte-paroles de Laura Smet montent au créneau, considérant que ces nouvelles dispositions testamentaires déshéritant totalement David et Laura "contreviennent manifestement aux exigences du droit français". Leurs avocats auront donc pour mission dans les jours à venir de contester la légalité de cet ultime testament devant le tribunal de grande instance de Nanterre.

Le but ? Démontrer, d’une part, que seul le dernier lieu de résidence compte au regard de la loi française (Marne-ma-Coquette en l’occurrence). Faire appliquer, d’autre part, cette fameuse réserve héréditaire qui revient, en France, de droit aux enfants d’une personne décédée.

Des précédents de mauvais augure

De là à savoir si cette stratégie fonctionnera… Nul ne le sait. Ce, dans la mesure où il y a quelques mois, le compositeur français Jean-Michel Jarre s’était retrouvé dans une situation semblable à celle de Laura et de David. Il s’était vu totalement déshérité de son père Maurice Jarre, mort en Californie. Ce, en vertu de la loi californienne et du jugement de la Cour de cassation qui avait, à l’époque, considéré que l’illustre Maurice Jarre avait construit sa vie outre-Atlantique et que son fils, Jean-Michel, ne se révélait pas dans le besoin.

Si bien que, pour revenir au cas de Laura Smet et de David Hallyday, tout l’enjeu portera donc sur le fait de déterminer si ‘oui’ ou ‘non’, Johnny avait construit sa vie il y a longtemps et de manière durable en Californie. Ce qui, a priori, semble être le cas…

En vidéo - Héritage de Johnny : la plainte de Laura Smet peut-elle aboutir ?

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