Dans le cadre de sa plainte pour tentative de viol à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn, Tristane Banon a été entendue par la police le 11 juillet dernier. Le journal Le Monde a pu se procurer ses déclarations. Planet.fr vous propose de découvrir sa version de l'histoire.

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Dans son édition du 20 juillet dernier, le journal Le Monde révèle les propos tenus par Tristane Banon lors de son audition par la police le 11 juillet dernier. Pendant cet entretien, la jeune femme est revenue en détail sur les faits qui l'ont poussée à porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn.

Elle raconte ainsi que sa première rencontre avec l'ancien patron du FMI remonte à l'an 2000, en septembre. A l'époque, elle travaille pour un site internet et est accompagnée de son rédacteur en chef. Pendant trois ans, il n'y aura plus de contact entre Tristane Banon et Dominique Strauss-Kahn.

Rendez-vous dans un appartementEn 2003, c'est elle qui prend l'initiative d'un nouveau rendez-vous. Elle souhaite l'interviewer dans le cadre de son livre Erreurs avouées (au masculin), livre dans lequel les hommes politiques confessent leurs erreurs. L'entretien dure entre 30 et 40 minutes à l'Assemblée nationale.

La jeune femme explique ensuite que Dominique Strauss-Kahn aurait repris contact avec elle quelques heures plus tard afin d'approfondir ses déclarations. Il lui propose alors un rendez-vous dans un appartement du IVe arrondissement de Paris, rue Mayet, qui appartiendrait à un ami. Elle raconte que ce jour-là, elle portait un jean bleu, un pull à col roulé noir et des bottes en daim noir.

Il ferme à clé derrière elleQuand elle arrive dans l'appartement, elle s'aperçoit rapidement qu'il est vide, hormis une machine à café dans la cuisine et un lit deux places dans la chambre. D'après Tristane Banon, DSK aurait fermé la porte à clé juste derrière elle et lui aurait proposé de s'asseoir à ses côtés. La jeune femme raconte qu'elle refuse, puis, devant son insistance, finit par accepter.

Elle commence alors son interview, mais Dominique Strauss-Kahn demande à lui tenir la main. Elle refuse. L'ancien patron du FMI lui aurait alors agrippé la main, éteint son dictaphone, et l'aurait entraînée vers lui. Tristane Banon explique qu'à ce moment-là, elle a pris peur.

"Alors, je vous fais peur ?"Elle tente de déstabiliser l'homme politique, mais il l'attrape, et ils tombent tous deux au sol. La jeune femme explique qu'elle tente de le ramener à la raison en lui parlant de Camille, sa fille et amie de Tristane. Il rétorque que Camille n'a rien à voir avec ça.

Dans sa déposition, elle poursuit avec la scène où il aurait tenté de la violer. Elle raconte que DSK lui aurait dégrafé le soutien-gorge et aurait glissé sa main dans sa culotte. Elle l'aurait vu dans un état second. Tristane crie et réussit à s'échapper de l'appartement pour se réfugier dans sa voiture. Dominique Strauss-Kahn lui aurait alors envoyé plusieurs SMS, dont l'un disait : "Alors, je vous fais peur?".

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Une vie personnelle perturbéeMais la jeune femme ne possède pas de preuves matérielles et n'a pas vu de médecin après la supposée agression. Elle déclare aujourd'hui que sa vie personnelle et en particulier sentimentale a été plus que perturbée par cet évènement. Elle aurait été obligée de quitter son compagnon de l'époque, et ne prendrait plus de plaisir sexuel avec ses partenaires suivants. Tristane conclut en précisant que si elle n'a pas porté plainte auparavant, c'était par peur du "qu'en dira-t-on".

© MaxPPP

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