L'hypertension artérielle est l'augmentation de la pression du sang dans les artères.
Cette pression est nécessaire pour que le sang irrigue les organes. Plus la pression artérielle est élevée plus le risque de développer une maladie cardiovasculaire augmente. Elle favorise le dépôt de cholestérol dans l'artère : l'athérosclérose. Les autres facteurs de risque sont : le tabac, l'excès de cholestérol, le diabète.

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L'hypertension commence quand la pression artérielle est supérieure à 140/90 millimètres de mercure. Le premier chiffre est la pression artérielle au moment où le cœur expulse le sang vers les organes, le deuxième chiffre est la pression artérielle au moment où le coeur se remplit. En général quand vous avez une pression artérielle égale à 140/90 millimètres de mercure.

L'hypertension en brefDans la grande majorité des cas, il n'y a pas de cause : c'est l'hypertension artérielle essentielle.L'hypertension peut être secondaire à un syndrome d'apnée du sommeil. Certains médicaments peuvent provoquer ou aggraver une hypertension artérielle : pilule contraceptive, corticoïdes, anti-inflammatoires, consommation importante de réglisse.Comment la reconnaître ?L'hypertension artérielle ne provoque aucun symptôme, sauf si elle se traduit par une complication. Elle est donc le plus souvent diagnostiquée par un médecin qui prend la "tension artérielle" à quelqu'un qui ne se plaint de rien. L'hypertension artérielle peut provoquer des maux de tête, des bourdonnements d'oreille ou des sensations de mouches volant devant les yeux. Ces signes ne sont cependant pas caractéristiques de l'hypertension artérielle et peuvent se rencontrer dans de nombreuses autres maladies.Quelles en sont les causes ?Une seule mesure ne suffit pas à porter le diagnostic : la pression artérielle est variable. Elle doit donc être mesurée dans des conditions standardisées : en position assise ou couchée, le bras nu, et au repos depuis au moins 5 mn.Pour parler d'hypertension il faut retrouver une pression artérielle élevée à au moins 3 consultations. Différentes méthodes de diagnosticLe holter tensionnel consiste à poser un brassard relié à un appareil porté à la ceinture. Le brassard se gonfle toutes les 20 mn, et l'appareil enregistre les mesures. Le sujet garde l'appareil 24 heures.L'auto-mesure : le patient met en place lui-même le brassard. Le sujet doit être seul, au repos depuis 5 minutes et prendre la pression artérielle 3 fois à une mn d'intervalle. Les valeurs de la pression artérielle mesurées par holter ou auto-mesure sont plus basses que celles mesurées en consultation.Le diagnosticTout d'abord il faut rechercher l'existence d'autres facteurs de risque par interrogatoire et prise de sang : tabagisme, diabète, hypercholestérolémie.D'autres examens apprécient le retentissement de l'hypertension sur les organes, principalement le coeur et les reins. Il s'agit de l'électrocardiogramme, de dosages biologiques par prise de sang et d'une analyse des urines.Quelle peut en être l'évolution ?Lorsqu'elle est correctement traitée, l'hypertension artérielle évolue de façon simple. Plus la pression artérielle se rapproche d'une pression optimale (120/80 millimètres de mercure), moins le risque de complication est important.Les complications surviennent en général après des années et correspondent à l'évolution de l'athérosclérose. Elles peuvent survenir au niveau cardiaque, cérébral, au niveau des artères rénales, des yeux, des membres inférieurs.Quels examens peuvent-être nécessaires ?L'hypertension artérielle est la toute première cause de prescription de médicaments. Elle touche environ 7 millions de personnes en France. Sa fréquence augmente avec l'âge et la moitié des hypertendus ont plus de 65 ans.Il est important de se faire mesurer sa pression artérielle régulièrement car pendant longtemps, l'hypertension ne provoque souvent aucun symptôme d'alerte. Néanmoins, pendant cette période, son impact sur l'organisme existe et plusieurs organes (reins, cœur, vaisseaux...) peuvent être touchés alors même que le patient n'en a pas conscience.Des symptômes peu spécifiques comme des maux de tête, des bourdonnements d'oreilles ou encore des sensations de « mouches volantes », sont parfois attribués à l'hypertension artérielle, mais en réalité ils n'ont pas ou peu de valeur pour estimer la gravité de celle-ci.L'hypertension en pratiqueIl faut avoir présent à l'esprit que l'hypertension multiplie par 3 le risque de maladies cardiaques et d'artérite, par 5 celui d'infarctus du myocarde et par 8 le risque d'accidents vasculaires cérébraux (AVC).On dénombre chaque année environ 150 000 AVC. Malheureusement, la moitié des patients en décède dans l'année qui suit ! Même en dehors de cette grave complication, l'hypertension non ou mal soignée diminue avec le temps les fonctions intellectuelles.Dans 95% des cas on en ignore l'origine, mais dans 5% l'hypertension est parfois curable. Il existe des formes familiales : si c'est le cas, faites mesurer très régulièrement votre tension car une hypertension risque de survenir plus précocement.Les risquesQuelques règles d'hygiène de vie peuvent aider à normaliser la pression artérielle : arrêt du tabac, de l'alcool, régime moins salé, perte de poids, exercice physique. Elles sont souvent complétées par un traitement par médicaments. De très nombreux médicaments anti-hypertenseurs sont actuellement très efficaces et la prescription par le médecin doit être adaptée à chaque cas. Il est fréquent que la pression artérielle ne soit normalisée que par l'association de deux, ou trois voire quatre anti-hypertenseurs. Le traitement de l'hypertension est un traitement à vie.Le traitement d'une cause de l'hypertension artérielle est nécessaire lorsqu'elle existe mais ne suffit pas toujours à normaliser la pression artérielle.Quel traitement peut-on vous proposer ?Tempête dans la salière ! Le combat est engagé. D'un côté, les producteurs, représentés par les groupes Salins et Solvay. De l'autre côté... Nous, les fines bouches, et notre santé mise à mal par certain excès, de sel notamment. L'arbitre a endossé le maillot de la Science, avec plus de quarante médecins et chercheurs de toute origine qui ont travaillé à l'instigation du ministère de la Santé. L'objectif est d'atteindre un consensus de réduction de notre consommation de sel. Résultat : en février 2002, Bernard Kouchner reprenait les recommandations de l'AFSSA et annonçait un plan de réduction : moins 20 % sur 5 ans ! Facile à dire... Salez moins !Lors de ce colloque on a vu les conséquences néfastes d'un apport excessif en sel : hypertension, maladies cardio-vasculaires, ostéoporose... Nos besoins physiologiques quotidiens sont estimés à 2 g de sel ; or, nous en consommons en moyenne 10 g par jour en France. L'Organisation Mondiale de la Santé recommande 6 g par jour.Le sel, ennemi numéro 1Le sel est largement utilisé par notre industrie agroalimentaire. Il souligne les goûts sucrés, nous assoiffe au restaurant... et génère une accoutumance, excellent pour les ventes. 150 g de notre baguette équivaut à un apport de 2,5 à 2,7 g de sel, et 100 g de soupe à un apport de 8 à 11 g... Nos 40 chercheurs ont eu du mal à se montrer unanimes. Retenons la conclusion du Pr. Logan, de Toronto : "La sensibilité au sel est souvent une anomalie acquise qui peut-être modifiée."Sel et conséquencesLa science est unanime sur l'impact du sel sur l'hypertension. Notamment sur les personnes âgées, à surcharge pondérale, et celles qui sont sujettes à une tension forte, héréditaire souvent.Des études montrent qu'une réduction du sel permet de diminuer la tension.Autre conséquence admise, l'hypertrophie du ventricule gauche. Pourquoi tant de selRemarquée, la Belgique qui a réduit la quantité maximale de sel dans le pain par décret royal. Conclusions positives : diminution de la mortalité par accident vasculaire et par cancer de l'estomac. En Finlande, priorité à la transparence dès 1990, avec des normes d'étiquetage draconiennes... On trouve donc sur les produits des mentions du type "Forte teneur en sel".Résultats probant : en 1970, la consommation de sel était là-bas de 14 g par jour ; elle est aujourd'hui de moins de 10 g par jour. Information et éducationUn bon point pour la Grande-Bretagne. Le Comittee Aspect of Food and Nutrition Policy indique que 4 g par jour de sodium suffisent, d'où la recommandation du gouvernement de ramener la consommation de 9 à 6 g par jour. Aux Etats-Unis, information et éducation. Des textes sont imposés sur les emballages, et voici plus de trente ans qu'une campagne perdure sur le thème "Réduisez le sel". Elle a évolué en préconisant une alimentation équilibrée.Quid des mesures gouvernementales ?On y va un peu à la cuillère à sel, petitement. L'AFSSA a lâché qu'une diminution trop brutale de sel "pouvait" avoir des conséquences... Mais elle a recommandé de baisser la consommation de sel de 5 points.En vrac : Promotion de la variété des pains en boulangerie, puis incitations, communications, recommandations... Mais actions, peu. Côté étiquetage, à venir, une mention "la teneur en sel a été étudiée, il n'est pas besoin de resaler"...Que de douceur pour un problème si salé ! Côté professionnels, les réactions varientThierry Geslain, porte-parole de l'Association des industries agroalimentaires, confirme l'engagement de la profession à respecter les recommandations, mais souligne que cela pourra varier d'un produit à l'autre. L'ANIA souligne le rôle du sel dans la qualité des aliments (conservation...) .La profession souhaite une action globale d'information, impliquant à la fois l'Etat et les consommateurs.Un mot d'ordre : variez !Et en France, comment cela se passe ?Dix commandements nutrition

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