Retour sur le passé mouvementé de DSKmaxppp
Alors que Dominique Strauss-Kahn est en pleine tempête judiciaire aux Etats-Unis, Planet.fr vous propose de revenir sur son passé mouvementé.
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Un féru de diplômes

Dominique Strauss-Kahn naît le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Sa famille quitte la France en 1951 et s'installe à Agadir, au Maroc. Neuf ans plus tard, en 1960, après le tremblement de terre qui touche la ville, la famille Strauss-Kahn quitte le Maroc pour Monaco.

Après le lycée, DSK entre à l'école des Hautes études commerciales (HEC), dont il sort diplômé en 1971. Il étudie ensuite à l'Institut d'étude politiques de Paris (Sciences Po), et il obtient son diplôme en 1972. La même année, Dominique Strauss-Kahn obtient une licence en droit public, puis un doctorat en sciences économiques en 1975 à l'université Paris X.

Les trois mariages de DSK

Dominique Strauss-Kahn rencontre sa première épouse, Hélène Dumas, en classe de terminale à Monaco. Le couple quitte ensuite la principauté pour se rendre à Paris. Ensemble, ils ont trois enfants : Vanessa, Marine et Laurin.

Au début des années 80, l'homme rencontre Brigitte Guillemette, directrice dans une grande société de communication. Il divorce d'Hélène pour l'épouser. Brigitte Guillemette donnera un quatrième enfant à Dominique Strauss-Kahn, Camille, née en 1985.

En 1989, DSK divorce pour la seconde fois et épouse la journaliste politique Anne Sinclair, rencontrée sur le plateau d'une émission politique. Les noces sont célébrées le 26 novembre 1991.

La carrière professorale de Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn est d'abord assistant puis maître-assistant à l'université Paris X.

En 1977, il réussit le concours d'agrégation dde l'enseignement supérieur en sciences économiques. Il est alors nommé maître de conférences, puis professeur d'université à l'université Nancy II. En 1981, Il finit par être muté à l'université Paris X.

Son entrée dans la politique

En 1976, DSK adhère au Parti socialiste et fait la connaissance de Lionel Jospin, alors Premier secrétaire du parti. Dès 1981, il en devient d'ailleurs le conseiller.

Quelques années plus tard, il devient secrétaire national du PS, d'abord en charge des études et du programme de 1986 à 1988, puis en charge de l'économie et des finances de 1988 à 1989.

Ses premières fonctions politiques

En 1986, Dominique Strauss-Kahn, bien qu'imposé par la direction nationale comme candidat PS aux législatives, est élu député de Haute-Savoie.

En 1988, DSK quitte la Haute-Savoie pour le Val-d'Oise où il se présente comme député. Il est élu au second tour.

Ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur

Le président de la République François Mitterrand fait appel à Dominique Strauss-Kahn en 1991. Il le nomme alors ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans le gouvernement d'Edith Cresson.

Lorsque Pierre Bérégovoy devient Premier ministre, il conserve son poste, jusqu'à la défaite du PS aux élections législatives de 1993. Dominique Strauss-Kahn perd alors son mandat de député et crée son cabinet de conseils d'entreprise DSK Consultants, et devient avocat d'affaires.

Doublé à la tête du PS

En 1994, alors qu'il souhaitait obtenir le poste de Premier secrétaire du Parti Socialiste, DSK perd face à Henri Emmanuelli.

Il est élu maire de Sarcelles, dans le Val-d'Oise, en 1995. A la tête de la ville, il met en place de nombreuses idées innovantes, dont les emplois jeunes. Il s'en servira pour mettre au point le programme économique du PS de Lionel Jospin.

Plus tard, en 1997, lorsque Lionel Jospin sera Premier ministre de Jacques Chirac, c'est pourtant à Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité qu'il confiera la mise en place de ce programme, comprenant notamment la mise en place de la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires.

Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie

En 1997, après la dissolution surprise de l'Assemblée nationale par le président de la République, Jacques Chirac perd la majorité à l'Assemblée nationale. Se met donc en place la troisième cohabitation de la Ve République.

Jacques Chirac nomme alors Lionel Jospin au poste de Premier ministre. Celui-ci choisit Dominique Strauss-Kahn comme ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. DSK doit alors quitter son mandat de maire de Sarcelles, qu'il cède à François Pupponi, toujours maire de la ville aujourd'hui.

L'affaire de la MNEF

En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mêlé à une affaire judiciaire. En effet, il est accusé d'avoir antidaté des justificatifs et d'avoir fabriqué des faux documents alors qu'il était l'avocat de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) entre 1994 et 1997. La justice l'accuse alors de faux et usage de faux.

Face à un tel scandale, le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie se voit dans l'obligation de démissionner du gouvernement le 2 novembre 1999. Il est alors remplacé par Christian Sautter.

Après sa démission, il revient à ses fonctions universitaires.

Finalement, après deux ans d'instruction, DSK ressort blanchi de l'affaire de la MNEF.

L'affaire ELF

En janvier 2000, Dominique Strauss-Kahn se retrouve à nouveau au coeur d'une affaire judiciaire. Il est mis en examen dans le cadre de l'affaire ELF, soupçonné d'avoir fait prendre en charge un partie du salaire de sa secrétaire par une filiale du groupe pétrolier.

Là encore, DSK ressort blanchi de cette affaire.

L'affaire Méry

En septembre 2000, les Français entendent à nouveau parler de DSK dans le cadre d'une affaire visant le financement occulte du RPR.

Dans une vidéo, enregistrée en 1996 mais rendue publique en 2000 après la mort de son auteur (1999), Jean-Claude Méry, membre du comité central du RPR, implique dirrectement Jacques Chirac dans le financement illégal du RPR.

Au moment des faits, Jacques Chirac était maire de Paris, mais en 2000, il est président de la République. L'affaire fait beaucoup de bruit et éclabousse DSK qui aurait détenu la cassette vidéo originale dès l'été 1998. La cassette lui aurait été donnée par l'avocat de Jean-Claude Méry, en échange d'un arrangement fiscal concernant un autre de ses clients, le couturier Karl Lagerfeld, alors empêtré dans des problèmes avec les fisc.

Dans cette affaire, Dominique Strauss-Kahn pouvait se voir reprocher d'avoir caché une pièce important à la justice. Finalement, invoquant le fait qu'il n'avait aucune idée de ce qui se trouvait sur la cassette, DSK bénéficie d'un non lieu.

Changement de look

En 2003, Dominique Strauss-Kahn se fait opérer d'une paupière qui avait tendance à "tomber". Il suit un petit régime et s'arrange pour paraître toujours bronzé.

Avec ce nouveau look et cette opération séduction, les médias voient en lui un candidat potentiel du PS pour la prochaine élection présidentielle de 2007.

DSK perd les primaires socialistes

A l'approche des élections présidentielles de 2007, le PS organise des élections primaires afin de désigner quel sera le candidat unique du parti pour la grande échéance. Trois candidats se présentent: Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius.

Au terme des élections, DSK finit deuxième du vote des militants PS, loin derrière Ségolène Royal qui affrontera donc Nicolas Sarkozy en 2007.

Directeur du Fonds Monétaire International

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur du Fonds Monétaire International situé à Washington. Il entre en fonction dès le 1er novembre suivant.

Rapidement, l'homme se fait une bonne réputation compte tenu de ses compétences et de sa stature internationale. Il gère au mieux la crise économique et financière de 2008.

L'affaire Piroska Nagy

En octobre 2008, la presse américaine révèle au grand jour la relation extra-conjugale de Dominique Strauss-Kahn avec Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique au FMI.

Une enquête est menée, afin de découvrir si la jeune femme aurait subi des pressions particulières dues à cette relation, ou au contraire, un traitement de faveur.

Dominique Strauss-Kahn s'excuse publiquement auprès de sa femme Anne Sinclair et des membres du FMI. Rapidement, le rapport de l'enquête disculpe DSK, mais le conseil d'administration tient tout de même à signaler que le patron du FMI a commis là des actes "regrettables et reflétant une grave erreur de jugement".

L'affaire du Sofitel de New York

Le 14 mai 2011, alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol pour Paris, Dominique Strauss-Kahn est arrêté dans un avion à l'aéroport JFK de New York.

Il lui est reproché les faits de tentative de viol, agression sexuelle et séquestration sur une femme de ménage de l'hôtel dans lequel il séjournait, le Sofitel de Times Square, à New York.

Entendu par une juge dès le 16 mai, DSK est contraint de rester en détention provisoire, ne présentant, selon la juge, pas suffisamment de garantie de présentation à son éventuel futur procès.

L'affaire Tristane Banon

Peu après l'affaire du Sofitel de New York, une autre affaire de harcèlement sexuel surgit du passé de Dominique Strauss-Kahn. Tristane Banon, journaliste et écrivain, accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol.

Selon elle, les faits se sont déroulés en 2003, dans un appartement quasi vide, alors qu'elle le rencontrait dans le cadre de l'écriture de son livre Erreurs avouées... (au masculin). L'ex-patron du FMI, dans un état second, lui aurait dégrafé le soutien-gorge et aurait glissé sa main dans sa culotte. Tristane aurait réussi à s'échapper de l'appartement pour se réfugier dans sa voiture.

Tristane Banon n'avait pas porté plainte jusqu'à présent, précisant que c'était par peur du "qu'en dira-t-on".

Entendue par la police le 11 juillet dernier, la jeune femme a maintenu ses accusations.