Des dizaines de pompiers sont d'ores et déjà sur place. Après l'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, plusieurs personnes sont encore portées disparues. Le drame a fait au moins une victime, âgée de 15 ans.
Pont effondré près de Toulouse : les premières images du drame

"J'étais dans ma salle de bains, vers 8 heures, ce lundi matin, et j'ai entendu un énorme bruit sourd", raconte Philippe Duguet, qui habite à 300 mètres du pont qui vient de s'effondrer, dans les colonnes de La Dépêche. À ce moment, il ignore encore le drame qui vient de se produire. "Avec ma femme, nous avons pensé qu'un accident avait eu lieu juste à côté de chez nous", poursuit-il. Il n'est pas le seul à avoir envisagé ce genre de scénario. "On a eu très peur, on a entendu une grosse déflagration, au début on a cru à un crash d'avion", explique Eric Oget, maire de la commune de Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne).

Le sinistre, rapporte France Bleu Haute-Garonne, a engendré "la chute de plusieurs véhicules". On dénombre d'ailleurs plusieurs blessés "légers", mais aussi deux personnes portées disparues. Une adolescente de 15 ans n'a pas survécu. Au total, les pompiers présents sur place évoquent neuf victimes. 

Trois appareils, explique le préfet, circulaient sur le pont quand il s'est effondré. L'un d'eux, un véhicule utilitaire, a été emporté par le courant. La jeune fille de 15 ans qui a été tuée voyageait à travers d'une voiture et un poids lourd, dont le tonnage était supposément supérieur à celui autorisé, était aussi engagé.

D'après le lieutenant-colonel Gerbaud, qui s'est exprimé aux alentours de 10h15, plus de deux heures après le sinistre, quatre personnes avaient déjà regagné le rivage. La mère de la jeune fille décédée a été sauvée par des habitants.

Le pont de Mirepoix-sur-Tarn s'effondre : il était pourtant entretenu

"C'est un pont qui était entretenu, des contrôles étaient faits par le département. Mais là, il n'y a plus de pont", a déclaré le maire de Mirepoix-sur-Tarn. Il était d'ailleurs très utilisé, d'après les habitants. "Le pont était le seul axe qui nous reliait à l'autoroute notamment et il était emprunté par tous les habitants de Mirepoix et des communes alentours", explique une riveraine.

Depuis la catastrophe, un important dispositif de sécurité a été déployé : France Bleu parle de "trois hélicoptères, 67 sapeurs-pompiers" mais aussi de "40 gendarmes, deux équipes de plongeurs et deux équipes avec des bateaux zodiac". La Dépêche mentionne "une centaine de secouristes", dont "80 pompiers, 50 gendarmes, SAMU, plongeurs, équipes cynophiles". Une cellule de crise a aussi été mise en place et la route, naturellement, a été coupée.

Le parquet de Toulouse, qui a ouvert une enquête, l'a confiée à la gendarmerie.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.