Suite à une polémique concernant de fastueux dîners à l'Hôtel de Lassay, François de Rugy a fini par démissionner. Depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, il est loin d'être le seul dans ce cas...
AFP

Clap de fin pour François de Rugy. Après l'éclatement d'une polémique liée aux révélations de Mediapart, le ministre de l'écologie n'aura eu d'autre choix que de démissionner. En cause, de luxueuses réceptions organisées par François de Rugy à son ministère. Au menu, homards et Mouton Rothschild à 500euros la bouteille…

Elisabeth Borne a été choisie pour succéder à François de Rugy. Elle devient ainsi la troisième ministre de l'écologie depuis le début du quinquennat Macron, et la septième en sept ans…

Une mauvaise publicité dont Emmanuel macron se serait bien passé, lui qui avait souhaité placer son mandat sous le signe de la moralisation de la vie politique après une élection présidentielle polluée par l'affaire Fillon. De plus, le départ anticipé de François de Rugy suite à une polémique n'est pas le premier " couac" du quinquennat Macron, mais bien le dernier en date d'une longue série. De Rugy est en effet devenu le onzième ministre démissionnaire depuis le début du quinquennat. Plusieurs départs de ministres ont ainsi entachée l'œuvre de "renouvellement de la vie politique" souhaitée par le président. Retour sur les départs les plus retentissants.

 Richard Ferrand, la première affaire du quinquennat

C'est la première "affaire" du quinquennat Macron. Le premier gouvernement d'Edouard Philippe n'a que quelques jours lorsque, déjà, le nouveau ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, se trouve empêtré dans une affaire de détournements de fonds publics via les Mutuelles de Bretagne.

L'affaire est d'autant plus problématique qu'Emmanuel Macron avait, durant la campagne présidentielle, mis en avant les valeurs de probité et de moralité, dans le contexte de l'affaire Fillon. Il était allé jusqu'à promettre l'adoption d'une loi de moralisation de la vie publique, qu'il promulguera en direct à la télévision. Il impose à ses ministres d'être pénalement irréprochables, allant jusqu'à éplucher scrupuleusement leurs déclarations de revenus.

Mais les équipes de Macron n'ont apparemment pas assez fouillé dans le passé de Richard Ferrand… Visé par une enquête, Richard Ferrand n'a pas le choix : il démissionne le 19 juin, un mois après l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Il décide néanmoins de briguer, avec succès, la présidence du groupe LREM, majoritaire à l'assemblée nationale. En effet, les exigences de moralité posées par le chef de l'Etat ne s'appliquent qu'aux ministres…

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