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Le mystère insoluble du "masque de velours" ("l'homme au masque de fer")

Il y a de grandes chances que le véritable "homme au masque de fer", tel qu'il a été campé par Leonardo Di Caprio dans le film éponyme, n'ait pas été Louis XIV, et n'ait pas du tout eu un masque de fer. L'objet était en réalité un "masque de velours", certes rehaussé de fer par endroits, mais loin de l'instrument de torture qu'en a fait la fiction.

Qui était donc ce mystérieux prisonnier, séquestré dans le plus grand secret ? L'histoire la plus plausible concerne un mystérieux prisonnier d'État, arrivé le 20 janvier 1687 à la Bastille dans une "chaise de toile cirée" dans laquelle il avait manqué s'asphyxier. Il était déjà évident que personne ne devait voir son visage. Une fois installé dans sa cellule, le captif était servi par le gouverneur en personne, l'une des seules personnes à être en contact avec lui.

Un pêcheur qui passait près de la prison aurait un jour vu tomber une assiette sur laquelle l'homme au masque avait gravé des inscriptions. Il l'aurait rapporté au gouverneur qui l'a interrogé et s'est assuré qu'il n'irait pas divulguer quelque information, mais heureusement pour lui, il ne savait pas lire et a été relâché. Depuis lors, "une triple grille" a orné la fenêtre du prisonnier.

Selon le médecin qui se chargeait de lui, il était "admirablement bien fait ; sa peau était un peu brune ; il intéressait par le seul ton de sa voix, ne se plaignant jamais de son état". L'inconnu est mort le 17 novembre 1703, et tout ses biens ont été brûlés. Une personne souhaitant connaître son identité a soudoyé le fossoyeur pour qu'il le déterre, mais il a "trouvé un gros caillou à la place de la tête !" Le docteur Cabanès admet son échec : personne ne peut savoir qui est l'homme au masque de velours... si tant est qu'il ait existé.

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