L'institut du Monde Arabe voit débarquer à sa tête l'ancien ministre et parlementaire socialiste Jack Lang. L'ancien maire de Blois ne sera finalement resté que quelques mois loin de la lumière médiatique.
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© AFPOn arrête plus Jack Lang ! A bientôt 74 ans, l’inépuisable Jack Lang vient d’être nommé à l’Institut du Monde Arabe (IMA). Défait aux législatives de 2012, le fidèle de François Hollande convoitait le  « perchoir » de l’Assemblée nationale. Il hérite finalement de l’institution fondée en 1980, dont le but est de promouvoir le rayonnement de la culture arabe.

Sa présidence a été entérinée à l’unanimité par la France, dont la contribution financière reste prépondérante (60% des 24 millions de budget) ainsi que par les 21 pays membres de la Ligue Arabe. L’ancien ministre de la Culture va toutefois hériter d’une situation délicate : la baisse substantielle du nombre de visiteurs, (-350 000 par an), un budget régulièrement revu à la baisse et des moyens limités, faute de mécènes.

Un auspice favorable ? Alors que les pouvoirs étaient répartis entre le président du « haut conseil » qui avait à sa charge la programmation culturelle de l’IMA, et le président du conseil d’administration qui s’occupait, lui, des cordons de la bourse, Jack Lang réunira les deux fonctions entre ses mains. Une entrée en scène inédite qui augure donc peut-être des jours meilleurs pour l’institution, pointée du doigt par la cour des comptes pour ses insuffisances, notamment « l'absence d'une programmation anticipée, cohérente et lisible des activités culturelles ».

 

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