Métaphore de ce que pourrait devenir le Brésil de Bolsonaro, «Bacurau» de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles est un sérieux prétendant au palmarès. Le «Bacurau» est un oiseau..

Métaphore de ce que pourrait devenir le Brésil de Bolsonaro, «Bacurau» de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles est un sérieux prétendant au palmarès.

Le «Bacurau» est un oiseau farouche et nocturne. C'est aussi le nom d'un village-univers imaginé par les réalisateurs brésiliens Kleber Mendonça Filho («Les Bruits de Récife», «Aquarius») et Juliano Dornelles. Un village dans lequel vivent des résistants coupés du monde, qui se sont organisés pour ne dépendre ni des politiques ni des riches propriétaires terriens qui n'hésitent pas à couper leur accès à l'eau. Il y a une école, une église, un peep-show, une bibliothèque et même un musée pour rappeler l'histoire sanglante de la région et le combat éternel des pauvres contre les exploiteurs. Mais quelque chose se dérègle : des cercueils apparaissent sur la route, le village disparait de la carte et des chevaux galopent à la tombée de la nuit.

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Toute la première partie de «Bacurau» tient du miracle. Kleber Mendonça Filho parvient à créer une ambiance fantastique et une mythologie avec trois points de suspension, une surprenante apparition nocturne et ce personnage incroyable de Domingas, médecin et femme forte du village qui vient de perdre sa meilleure amie Carmelita et tient toute la communauté par sa détermination à faire ce qui est juste. Quand le mystère est éventé, commence un nouveau film, un western métaphorique qui ne déplairait pas à John Carpenter, une...

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