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Vous souhaitez vendre des objets dont vous n'avez aucune utilité ou vous débarrasser de vieux meubles ou électroménager. Le net est devenu incontournable pour trouver un acheteur. Encore faut-il éviter les dangers. A quoi faut-il faire attention ? Mode d'emploi.
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Les pièges de la vente sur internet : pour des objets de valeur, préférez une plate-forme sécurisée 

Lesquels : tout dépend de la valeur de vos objets. Les objets de petite valeur trouveront facilement leur place et preneur sur des sites gratuits, qui permettent une mise en relation entre particuliers, comme Leboncoin.

Si votre objet a une valeur plus élevée, mieux vaut passer par une plate-forme sécurisée, appelée aussi tiers de confiance. Les plus connus sont Ebay, Priceminister-Rakuten, mais aussi Amazon qui propose un service d’occasion.

Le principe de ces plateformes : si vous trouvez un acheteur, celui-ci paie directement sur le site avant même que vous n’ayez envoyé votre colis. Souvent, les frais d’envoi sont compris dans la facture. Une fois le colis réceptionné, l’acheteur informe le site qui vous rétribuera en prenant au passage une commission (comprise bien souvent entre 10 et 15% de la valeur du produit vendu).

Pensez-y : au moment de créer votre annonce, ajoutez une photo suffisamment valorisante et représentative et définissez un juste prix en vous référant aux prix du marché.

Les pièges de la vente sur internet : refusez certains modes de paiement

Si vous demeurez sur des sites de mise en relation gratuite, le mieux, pour éviter les arnaques, est de ne vous adresser qu’aux "vrais" clients.

Pour cela : indiquez comme mode de vente sur votre annonce une remise en main propre ou un envoi sous conditions (paiement par Paypal ou par chèque bancaire en précisant que l’envoi ne sera effectué qu’après encaissement). Cela vous évitera les chèques volés, falsifiés, sans provision et en même temps l’ensemble des mauvais payeurs.

Méfiance : fuyez tous les paiements par mandat cash, via Western Union ou même la Poste. Il s’agit de l’une des sources d’arnaques les plus fréquentes sur la toile. Oubliez également les virements bancaires, surtout lorsqu’ils proviennent de l’étranger, car ils peuvent être annulés après leur émission.

Les pièges de la vente sur internet : méfiez-vous des acheteurs

Si un futur acheteur vous contacte par e-mail, demandez-vous s’il ne s’agit pas d’une arnaque. Des signes qui en général ne trompent pas :

- Si le message comporte de nombreuses fautes d’orthographe (trop !) avec des tournures de phrases alambiquées, supprimez-le.

- Si on vous demande d’envoyer l’objet en vous précisant que vous serez payé(e) par mandat ou virement, faites de même.

- Si on vous réclame votre adresse, numéros de téléphone fixe et mobile, attention, car on cherche à usurper votre identité. Votre mystérieux acheteur mettra en vente votre bien en votre nom, avec vos photos, récupérera l’argent et fournira vos coordonnées à celui qui l’aura officiellement acheté.

Si le message semble cohérent mais que vous avez un doute : n’hésitez pas à demander par retour le numéro de téléphone de l’éventuel acheteur. Vous pourrez ainsi le joindre et vérifier qu’il s’agit bien de la personne qui vous a contacté.

Sachez-le : si vous faites face à une escroquerie, vous pouvez la dénoncer sur le site du gouvernement : https://www.internet-signalement.gouv.fr/

Les pièges de la vente sur internet : n’oubliez pas les impôts

La vente en ligne par un particulier est encadrée par le Code du Commerce, le Code du Travail et le Code général des Impôts. Un particulier qui réalise des ventes de manière occasionnelle et ponctuelle n’a aucun besoin de prendre le statut de e-commerçant. Toutefois, cela pourrait devenir une tout autre histoire si cette activité devenait votre métier et si vous gagniez l’équivalent d’un salaire grâce aux ventes réalisées. Dans ce cas précis, il vous faudra alors créer votre entreprise et déclarer les sommes perçues. Une entorse à cette obligation risquant de vous coûter des amendes et un redressement.

Pensez-y : un achat ne donne pas l’autorisation à utiliser les données personnelles obtenues pour envoyer des informations.