Se lancer dans la vente à domicile : mode d'emploi
Tupperware, bougies, vêtements pour enfants, lingerie.... Complément de revenus ou activité principale, chacun peut devenir vendeur à domicile. Il est cependant important de bien se préparer avant de commencer. Suivez nos conseils.

1 – La vente à domicile, c'est quoi ?

© La vente à domicile, également appelée "vente en réunion", est en pleine expansion. Si avant, on ne parlait que de Tupperware, il existe aujourd'hui toutes sortes d'objets à vendre : vêtements pour enfants, cosmétiques, lingerie, produits du terroir, bougies, objets de décoration, ustensiles de cuisine... et même des sex toys !

L'objectif du vendeur : proposer à un particulier de convier ses relations et venir y présenter des produits. La vente se tient dans un salon entre "copines".

Pour qui : elle peut être exercée de manière habituelle ou occasionnelle. Le secteur convient souvent aux femmes au foyer ou avec peu de ressources, qui veulent assurer leur vie de famille tout en arrondissant leurs fins de mois. Mais il est aussi possible de créer son emploi. Aucune limite d'âge, aucun diplôme ne sont nécessaires. Les seules qualités importantes : un bon  relationnel et le sens de l'organisation.

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2 – Quel statut ?

© Il existe deux statuts :

. celui de salarié : minoritaire sur ce secteur. Lié par un contrat de travail avec l'entreprise, le vendeur a des contraintes de lieu, d'horaires, de comptes-rendus, de chiffres d'affaires minimum... Il touche un salaire fixe, associé à des primes sur les ventes.

. celui de vendeur à domicile indépendant (VDI) : le plus utilisé et le plus adapté lorsque la personne débute ou souhaite concilier deux activités professionnelles, une retraite et, sous certaines conditions, le chômage. Le vendeur est lié par un contrat de distribution avec l'entreprise. Il n'a pas d'horaires imposés, garde une autonomie dans sa recherche de clientèle, et la rémunération est directement liée à son implication personnelle.

Sachez-le : ce statut s'applique seulement si l'activité est occasionnelle. Au-delà d'un certain seuil de revenus (17 310€ bruts en 2010) atteint 3 ans de suite, le VDI doit s'inscrire à un registre professionnel pour devenir soit agent commercial, soit commerçant.

3 – Acheteur-vendeur ou mandataire ?

© Sous le statut de VDI (vendeur à domicile indépendant), 2 types de contrats sont proposés : mandataire ou acheteur-revendeur*.

. En tant que mandataire, l'entreprise reste propriétaire de la marchandise. Elle donne au vendeur le pouvoir de prendre des commandes auprès d'une clientèle pour son compte. Le VDI perçoit une commission sur le chiffre d'affaires (20 à 35% en général).

. En tant qu'acheteur-revendeur, le vendeur achète la marchandise à des prix intéressants à l'entreprise puis la revend à ses clients avec une marge bénéficiaire. Il est libre d'appliquer les tarifs de revente qu'il souhaite, dans la limite d'un tarif maximum conseillé par le fournisseur.

Le mieux : Tout dépend du produit et si vous avez une mise de fond. En tant qu'acheteur-revendeur, vous aurez à vous constituer un stock, acquérir un kit de présentation. Cela revient cher au départ, mais vous pouvez fixer vos marges. Le contrat mandataire est plus adapté à des produits qui demandent beaucoup de stock (vêtements, accessoires...).

* un troisième statut, celui de courtier, existe mais reste très peu proposé