Les Français ont déjà fait des efforts dans les domaine depuis plus de 10 ans. Un nouvel amendement proposé par Ségolène Royal visant à supprimer tous les sacs plastiques de caisse à usage unique vient d'être voté. Tous les détails avec Planet.fr.

La mesure a été adopté ce mercredi soir en commission du développement durable à l'Assemblée nationale, à l'occasion de l'examen du projet de loi sur la biodiversité. A partir de 2016, les caisses des magasins ne pourront plus distribuer de sacs en plastique, aussi bien gratuits que payants.

 

A l'origine de l'amendement, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a déclaré que "c'est une étape très importante, qui est attendue depuis très longtemps par les associations environnementales parce qu'on ne se rend pas compte à quel point les sacs plastiques non dégradables entraînent des pollutions et des surcharges, avec des dégâts considérables notamment sur les poissons".

 

Entre 2002 et 2011, le nombre de sacs plastiques distribués en caisse des grandes surfaces alimentaires en France à déjà largement diminué, passant de 10,5 milliards à 700 millions, mais, selon le gouvernement, "il y a lieu de poursuivre cette réduction car près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits 'fruits et légumes' sont encore distribués dans les commerces".

 

Un surcoût de 300 milliards d'eurosA partir de 2016 donc, il serait interdit de distribuer des sacs plastiques à usage unique, sauf s'il s'agit de sacs qui rentrent des dans normes spéciales, tels que les sacs "biosourcés", ou les sacs compostables. Mais à terme, le but c'est bien d'interdire tous les sacs jetables, même les biodégradables, puisque ceux-ci doivent ensuite être spécialiement traités dans des composteurs. Quant aux sacs "oxofragmentables", qui se dégradent tout seul, il contiennent tout de même des résidus de plastique.

 

A l'annonce de cette mesure, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD) ont émis un communiqué commun précisant que "cette mesure adoptée sans concertation représente un surcoût de 300 milliards d'euros et entraînera une hausse des prix, notamment des fruits et légumes. Une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité est un frein supplémentaire à la consommation".

 

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Le communiqué explique également que les "12 milliards de sacs fruits et légumes distribués chaque année sont indispensable pour des raisons d'hygiène et de sécurité", alors que "l'effet positif de [la] mesure [adoptée] n'est pas démontré" concernant l'environnement.

 

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