Une action de groupe contre Google. Pour mettre fin à "l'exploitation insidieuse des données personnelles de ses utilisateurs", l'UFC-Que-Choisir assigne le géant d Web devant le tribunal de Grande Instance de Paris. Une importante indemnité est demandée pour chaque détenteur d'équipement Android.

De nouveau attaqué ! Après avoir écopé d’une amende record de 50 millions d’euros de la part de la CNIL fin janvier dernier, Google est encore une fois visé pour les mêmes faits : les informations de ses utilisateurs sont collectées de manière trop opaque. Bien que l’entreprise américaine ait fait appel de cette première décision, l’UFC-Que-Choisir assure dans son communiqué qu’aucun effort n’a depuis été fourni.

"Malgré ces décisions, Google continue de noyer les consommateurs dans des règles de confidentialités interminables (plus de 1000 lignes, 5700 mots, 57 renvois et 100 liens vers d’autres contenus) et à maintenir un véritable parcours du combattant pour agir sur la géolocalisation (pas moins de 6 actions sont nécessaires pour accéder aux informations sur les différentes méthodes utilisées). "

Action contre Google : une violation de la vie privée

"En matière de géolocalisation et de ciblage publicitaire, Google doit obtenir un consentement exprès de ses utilisateurs. Cela implique une action claire de leur part : cocher une case. Google a choisi de contourner cette règle fondamentale en considérant l’accord de l’utilisateur comme toujours acquis."

Selon l’association de consommateurs, le Règlement général de protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai dernier dans l'Union européenne n’est donc aucunement respecté.

Ce détournement permet ainsi à Google de "collecter massivement des données personnelles sans que les utilisateurs puissent en avoir conscience : même immobile, un smartphone va transmettre sa géolocalisation près de 340 fois par jour3 ! " L’UFC-Que-Choisir affirme alors que "le géant de l’Internet sait tout de vous, vous suit partout, y compris dans l’avion ! "

C’est pourquoi il a lancé ce mercredi 26 juin une action collective auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris. Près de 200 consommateurs ont d’ores et déjà demandé à engager cette procédure pour réparation du préjudice moral causé.

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