Le compteur Linky n'a pas la cote auprès d'un grand nombre de Français. Rien d'étonnant au vu de ce qui lui est reproché par ses opposants - parfois à tort - … et des pratiques douteuses de certains fournisseurs d'électricité.
Linky : comment certains fournisseurs d'électricité ont utilisé le compteur pour vous flouerAFP

Ont-ils profité du compteur Linky pour vous abuser ? La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) - aussi connue comme le "gendarme français de la protection de données", indique Sud-Ouest - estime dorénavant qu’Engie et EDF ont montré patte blanche. Les deux mises en demeure qu’elle leur avait donc adressées en février 2020 ont donc finalement été levées. Mais cela n’efface évidemment pas les pratiques douteuses, permises par le compteur intelligent d’Enedis, que ces entreprises ont pu mettre en place par le passé.

Il s’agit juste de dire qu’en l’immédiat, elles y ont mis un terme.

Hélas pour lui, le compteur Linky permet aux fournisseurs et aux acteurs du marché de l’énergie de tromper les consommateurs de plusieurs façons.Certaines d’entre elles sont plus graves que d’autres et peuvent parfois s’avérer onéreuses. En l'occurrence, Engie et EDF avaient opté pour une autre approche, plus proche - peut-être - de l’espionnage. La Cnil a en effet pointé du doigt de notables manquements dans leurs façons respectives de recueillir le consentement de leurs clients, relatifs à la collecte de leurs données de consommation. En outre, poursuit l’agence publique, ces fournisseurs se sont rendus coupables d’une "durée de conservation excessive" des informations récupérées. 

Engie et EDF ont-ils profité de Linky pour vous espionner ?

C’est grave, dans la mesure où ces dernières peuvent renseigner assez largement sur votre privée : il est possible de savoir à quelle heure vous vous levez ou vous vous couchez ; quand vous êtes chez vous et quand vous ne l’êtes pas… Il est même possible d’identifier le nombre précis d’habitants du foyer.

En pratique, expliquait Sud-Ouest en février 2020, les deux fournisseurs recueillaient déjà un consentement de leurs clients avant leur mise en conformité avec les exigences de la Cnil. Seulement… il n’était "ni spécifique, ni suffisamment éclairé", jugeait alors le gendarme français des données personnelles. Comprendre : les Françaises et les Français concernés n’avaient pas nécessairement moyen de savoir ce à quoi ils disaient oui.

Fort heureusement, ces manquements ont cessé. Mais ce n’est hélas pas la seule façon - et sans doute pas la pire ? - de tromper, voire d’arnaquer les clients en profitant des défauts du compteur intelligent. Récapitulatif.

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