Le principe de neutralité a été abrogé aux Etats-Unis et les premières conséquences se font ressentir. Les internautes français risquent-ils d'être également impactés ?
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Internet va-t-il vous coûter plus cher : un risque de forfaits complémentaires

La fin de la neutralité du net risque de créer un Internet à deux vitesses. Un performant pour ceux qui en ont les moyens et un restreint pour les autres. C’est la crainte outre-Atlantique où ce principe a été abrogé. Cependant quelles sont les conséquences pour les internautes français ?

Pour rappel, ce principe garantit l’égalité de traitement des connexions sans discrimination, qu’elle soit positive ou négative. Autrement dit, les fournisseurs d’accès Internet (FAI) ont l’obligation de n’opérer aucune distinction entre les différents contenus qui passent sur leurs réseaux.

L’abrogation de la neutralité du net a été votée aux Etats-Unis en décembre dernier par la Commission fédérale des communications (FCC). Puis, elle est entrée en vigueur en juin et les premiers effets se sont déjà fait ressentir selon une étude des universités de Northeastern et du Massachusetts, dont Alternatives Economiques se fait l’écho.

Forfaits supplémentaires pour l’accès aux moteurs de recherche, aux plateformes de vidéos à la demande, aux sites d’informations ou aux réseaux sociaux... Autant d'options complémentaires qui pourraient venir s’ajouter au forfait souscrit auprès d’un FAI, explique RTL dans un scénario fictif.

Ces mêmes opérateurs pourraient également favoriser les sites appartenant au même groupe qu’eux, laissant place à un risque de concurrence déloyale. Voilà les enjeux financiers auxquels pourraient être confrontés les internautes français si le principe de neutralité du net était abrogé en France.

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Internet va-t-il vous coûter plus cher : la France loin de la situation américaine ?

Que les Français se rassurent, depuis octobre 2016, ce principe consacré dans une directive européenne et a été transposé dans la loi pour une République numérique. L’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) veille à son respect. Une garantie légale qui n’est pas sans déplaire aux opérateurs comme l’avait fait savoir sur le plateau de BFM Business Stéphane Richard, le PDG d’Orange, pour qui l’abandon de cette règle est "une obligation".

Concrètement, l’objectif des FAI est de restreindre les services trop gros consommateurs de bande passante. Il s’agit notamment des sites tels que Netflix ou Youtube représentent à eux deux plus de la moitié du trafic aux Etats-Unis. Les opérateurs américains ont donc bridé ces plateformes vidéos et d’autres, engendrant parfois une baisse de la qualité des images, sans pour autant rendre le service indisponible.

Outre-Atlantique, un bras de fer va donc s’ouvrir entre les géants du net et les FAI. Notamment pour déterminer qu’elle solution sera privilégiée afin de maintenir un service de qualité. Deux possibilités sont envisageables : les plateformes paient directement les FAI pour ne pas être discriminées ou les FAI répercutent le coût sur les internautes en proposant des forfaits plus onéreux garantissant un accès de qualité à ces sites. En France, en tout cas, ce n'est pas pour tout de suite.

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