Fausses étiquettes et prix exorbitants : une arnaque au vin bien rodée ©AFP
Plusieurs personnes sont jugées dans une affaire d’escroquerie au vin avec un préjudice s’élevant à près de deux millions d’euros. Explications.  

Des professionnels de l'arnaque. Trois hommes devaient comparaitre jeudi devant le tribunal correctionnel de Dijon dans une importante affaire de fausses étiquettes de Romanée Conti.

L’escroquerie était simple : les suspects fabriquaient et collaient de fausses étiquettes du célèbre vin sur des bouteilles bas de gamme afin de les revendre à des tarifs exorbitants. C’est le domaine viticole de la Romanée Conti, touché par le problème, qui avait signalé dès 2012 la vente de contrefaçons de son vin de Bourgogne.

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Des bouteilles qui peuvent atteindre jusqu’à 9000 euros

"Un cru réputé dans le monde entier, dont les flacons sont vendus par un réseau de distributeurs exclusifs et d’environ 200 professionnels triés sur le volet. Le prix d’une de ces bouteilles peut atteindre la somme de 9000 euros", précise France 3, qui relaie la nouvelle du procès. Le préjudice des arnaques est estimé à près de deux millions d'euros. 

Trois personnes, deux Italiens puis un Russe, ont été retrouvées par les autorités. A leur domicile ont notamment été découverts des emballages pour commercialiser des produits contrefaits. Les deux Italiens ont d’ailleurs déjà été condamnés en Suisses à deux ans de prison avec sursis pour de la falsification de marchandise, selon France 3.

Eviter une telle escroquerie pour un particulier est compliquée mais privilégiez tout de même l’achat de produits dans des enseignes reconnues. Si vous pensez avoir été arnaqué, prévenez immédiatement les autorités.