Adresse mail, âge, catégorie socioprofessionnelle, situation familiale… Vos données personnelles valent de l'or. 
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Vente des données personnelles : retrouvez vos droits

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai dernier, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) impose aux entreprises un consentement écrit, clair et explicite de l’utilisateur pour exploiter ses données personnelles. Cela vous donne ainsi un plus grand pouvoir sur celles-ci et permet même d’en tirer profit. C’est d’ailleurs assez simple.

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Vente des données personnelles : un bon moyen d’arrondir ses fins mois ?

Si vous n’êtes pas contre l’idée de divulguer votre train de vie, vos opinions ou vos habitudes de consommation, de nombreuses plateformes intuitives vous proposent de remplir sondages et questionnaires en échange de produits, de promotions, de chèques cadeaux ou même de cash ! Il suffit pour cela de vous créer un compte utilisateur sur Toluna, Mysurvey, Mon OpinionCompte ou encore Global Test Market. Avec l’entreprise française My Data is Rich, qui a pour ambition de servir de tiers de confiance aux particuliers, vous pouvez contrôler l’utilisation de vos données et toucher des royalties.

Une jeune startup lilloise propose également aux internautes de monnayer leurs usages en matière d’entretien auto. A la clé ? Un contrôle technique gratuit ou à prix réduit. En moyenne, les gains varient de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois. Bien que le marché du "Data Purchasing" soit encore timide sur le territoire, cela tend à se démocratiser. D’ailleurs, au Japon, en Inde et aux Etats-Unis, la chaîne de cafés Shiru Café installée dans différentes universités propose de régler les consommations en fournissant un certain nombre de renseignements personnels, transmis ensuite à des entreprises partenaires.

Vente des données personnelles : gare à la marchandisation de soi !

Bien sûr, cette "nouvelle monnaie" au cours encore inconnu peut mettre du beurre dans les épinards. Mais cela vaut-il réellement le sacrifice de la vie privée ? Outre l'opacité juridique, accepter d’être surveillé, signifie vendre une partie de soi-même et se réduire à l’état de marchandise. Pour Valérie Peugeot, membre du collège des commissaires de la CNIL, qui s'exprimait dans La Tribune "les données personnelles ne sont pas des marchandises. Ce sont des prolongations immatérielles de nous-même en tant qu'individu. Elles peuvent décrire nos centres d'intérêt, notre orientation sexuelle, évoquer notre santé ou encore notre vie sentimentale."

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