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Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, faisons le point sur la notion de date de péremption ou DLC, Date Limite de Conservation. Faut-il s'y fier par sécurité ou outrepasser la règlementation sanitaire du fabricant ?
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Dates de péremption : gare à la mauvaise gestion

Il n’est pas toujours évident de jouer les intendants avec son réfrigérateur et ses placards de cuisine. Nous sommes tous victimes d’impondérables : des enfants ou amis qui se désistent lors du repas, une envie irrépressible de déguster autre chose que ce que nous avions prévu, une invitation au restaurant impromptue. En résulte une hésitation à consommer ce qui était inscrit au programme et qui n’a pas été exploité dans les temps impartis.

Et que dire de ces aliments relégués au fond qui n’ont pas fait les frais d’une bonne gestion ! Et oui le fromage frais à consommer avant le 12 du mois était bel et bien caché derrière le lot de yaourts.

Poubelle d’office ou seuil de tolérance ?

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Dates de péremption : interpréter l’inscription DLC et DDM

Encore des initiales, toujours des initiales. DLC, vous maitrisez sans doute : c’est la date indiquée jusqu’à laquelle vous n’êtes pas exposé à des risques de contamination par bactéries développées dans les produits frais tels que les œufs, la viande découpée,... tous produits périssables. Y figure l’impératif : "À consommer jusqu'au..."

Consommés à une date postérieure, attention danger !

Bon à savoir si, par inadvertance, vous avez acheté un produit périmé exposé en rayon, vous pouvez vous adresser à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes pour réparation.

Mais qu’est-ce que la DDM? C’est la Date de Durabilité Minimale (anciennement DLUO, Date Limite d’Utilisation Optimale).

Passé le délai de consommation, le fabricant n’assure plus les qualités intrinsèques du produit comme ses apports en vitamines, son croustillant, etc. Cela concerne essentiellement les biscuits, le café, les conserves ou encore les boissons ayant un pouvoir de conservation. Secs, stérilisés ou déshydratés, ces produits ne présentent aucun danger pour la santé.

Figure sur leur emballage : "À consommer de préférence avant le... " ou "À consommer avant fin…"

 Dates de péremption : et en ce qui concerne la congélation ?

Que d’erreurs sont commises dès lors que l’on surgèle un produit à moins 18° ! Si vous vous imaginiez que le froid offrait une éternelle jeunesse à vos victuailles, détrompez-vous.

Certains y resteront plus longtemps que d’autres mais sans toutefois dépasser un délai d’un an. À titre d’indication : le pain 1 mois, pâte à tarte ou gâteau 2 mois, viande hachée 2 à 3 mois, bœuf et gibier 8 mois, veau/porc/agneau 6 à 8 mois, poisson 3 à 4 mois, poulet en filet ou pilon 6 mois, plats cuisinés, sauces et soupes 3 à 4 mois.

S’il s’agit d’un produit frais avec une DLC, sa sortie du congélateur ne lui permettra pas de passer outre la limite de conservation après ouverture (en règle générale 12 à 48 heures selon cette DLC)

Dates de péremption : les bons réflexes

Le gaspillage alimentaire a un prix. Selon l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME), il représente entre 12 et 20 milliards d’euros par an en France. Cela équivaut à 159 € par an et par personne !

Afin de parer à tous gaspillages économique, environnemental et social, pensez par exemple à cuire les produits fais que vous ne pourrez pas consommer immédiatement soit pour les déguster réchauffer, soit pour les congeler.

Un reste de purée et une farce feront un excellent hachis Parmentier, un filet mignon, un blanc de poulet ou une tranche de rôti s’agrémenteront froids d’une bonne mayonnaise.

Quant au pain, il devient plus intéressant perdu avec du sucre dans la poêle que perdu dans les déchets de la poubelle !

Ainsi, en plus de réduire vos déchets et vos dépenses, vous contribuerez au bien-être de la planète.