Intoxication au monoxyde de carbone, coupures d’électricité, impossibilité de se déplacer… A l’heure où le froid est sur le point de mener grand train sur l’ensemble de la France, quantité de menaces sont susceptibles de vous impacter au quotidien.

Voici venu le temps du "Moscou-Paris". Comprenez : d’un courant d’air glacial tout droit venu de Russie qui devrait non seulement être à l’origine de températures ressenties oscillant entre - 10 et -16 degrés, mais qui risque, en plus, de s’installer dans la durée. S’il convient de se vêtir et de s’alimenter en fonction, certains désagréments pourraient bien vous tomber dessus si vous n’avez pas pris de dispositions préalables.

Gare aux intoxications au monoxyde de carbone

C’est, bien sûr, l’un des points les plus essentiels qu’il conviendra de surveiller dans les jours à venir. Si, à cause du froid, vous décidez de chauffer davantage votre domicile, le risque porte sur le fait qu’un gaz toxique résultant d’une mauvaise combustion s’échappe de vos appareils de chauffage, des cheminées, ou bien encore de certains moteurs à combustion interne. Ce gaz : c’est donc du monoxyde de carbone. Lequel est à l’origine de plus des trois quarts des cas d’intoxications advenant pendant la période hivernale d’octobre à mars. Sauf que ledit monoxyde est un gaz asphyxiant indétectable (il est, en effet, à la fois invisible, inodore et non irritant) et que, s’il vient à être diffusé dans votre environnement, il peut, tout bonnement, vous tuer en moins d’une heure. Maux de tête, vomissements, nausées… Si vous constatez l’apparition de ces symptômes, un seul mot d’ordre : évacuer votre logement et contacter les urgences en composant le 15 ou le 112. Dans tous les cas, évitez de surchauffer votre habitat et aérer votre logement au moins dix minutes matin et soir.

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L’électricité : entre coupures et factures survoltées

De fait, lorsque les températures chutent, nous sommes inéluctablement tentés de faire en sorte de maintenir une température avoisinant les 19-20 degrés. Sauf que si tout le monde s’y attèlent au même moment, le risque tient au fait qu’il pourrait y avoir une pénurie d’électricité. Pour pallier cette problématique, certains gestes simples peuvent suffire. A commencer par le fait de décaler aux heures creuses (entre 22h et 6h du matin) votre machine à laver, d’éteindre les lumières lorsque vous ne vous trouvez pas dans une pièce, ou encore de débrancher vos appareils en veille comme la télévision. Sans compter que, si vous poursuivez sur votre lancée, votre facture d’électricité risque bien de se révéler douloureuse. Le mieux reste encore de vous vêtir comme il se doit, tout en sachant, qu’a priori, la température optimale pour dormir dans une chambre doit avoisiner les 16-17 degrés.

Votre batterie mise à mal

Techniquement (sauf températures chutant en dessous d’un certain seuil sur votre lieu de travail), il conviendra de vous y rendre comme à l’accoutumée que le fond de l’air soit considéré et ressenti comme étant glacial ou non. Aussi, si vous avez pour habitude d’aller au travail en voiture, assurez-vous au préalable que les températures nocturnes encore plus basses n’ont pas refroidies votre batterie au point de menacer sa vie. Au mieux, elle pourrait avoir du mal à démarrer. L’astuce ? Si vous constatez une chute en ce qui concerne sa capacité, n’hésitez pas à la recharger préalablement. Histoire de pouvoir partir dans les temps direction : votre lieu de travail. Tout en sachant cependant qu’il convient impérativement d’écouter la météo avant de prendre votre véhicule en période de grand froid. Ce, qu’il neige ou non ! Et, qu’au-delà de la batterie, il est recommandé d’effectuer un tour d’horizon général de votre voiture avant de prendre le volant. N’’omettez pas, enfin, de prévoir une trousse de secours, des couvertures et d’éventuelles boissons chaudes.

Et des transports bloqués !

Comme quantité de personnes, vous êtes aussi sûrement un habitué des transports en commun ou des lignes TGV pour vous rendre chaque jour au travail, ou tout bonnement d’un point A à un point B. Le problème en hiver, surtout en période de grand froid, repose sur le fait que les câbles auxquels les trains sont reliés peuvent parfois avoir froid, très froid. Et si les câbles en question viennent à geler, le passage du courant peut être fastidieux et le train qui vous emmenait à Marseille se retrouver totalement bloqué. A votre niveau bien sûr, aucune solution ne peut être apportée. La SNCF se devant, théoriquement, d’anticiper.

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