Jérôme Cahuzac, Anémone… Les personnalités connues pour leur compte en Suisse sont généralement à l'abri du besoin. Mais est-ce là un privilège réservé aux politiques et autres Crésus ? Planet fait le point.
Faut-il vraiment être riche pour ouvrir un compte en Suisse ?IllustrationIstock

Elle reprochait à Johnny Hallyday d’avoir passé sa vie à "voter à droite et fuir le fisc" ainsi qu’à "se déguiser et mentir". Anémone, connue pour son incarnation de Thérèse dans "Le Père Noël est une ordure" avait en fait un compte en Suisse, indique Capital. À l’instar d’autres personnalités du paysage audiovisuel français comme Gad Elmaleh, pointé du doigt lors de l’affaire Swiss Leak rappelle Télé Star, ou des personnalités politiques comme Jérôme Cahuzac. C’est d’ailleurs ce qui a fait tomber l’ancien ministre délégué au Budget de François Hollande… 

Pour autant, faut-il être riche pour ouvrir un compte par-delà les Alpes ? Pas nécessairement. Anémone elle-même se plaignait-elle même de sa pension "pas bien grasse", souligne le mensuel spécialisé en économie.

En pratique, précise Le Figaro, n’importe quel contribuable Français peut légalement ouvrir un compte à l’étranger, y compris chez nos voisins helvètes. Seule condition ? Le déclarer à l’administration fiscale. "Aujourd’hui, il n’existe plus de limitation à ce qu’un contribuable français peut détenir à l’étranger, comme c’était le cas dans le passé lorsque le contrôle des changes existait", explique l’avocate Corinne Dadi dans les colonnes du quotidien.

La dimension légale n’est cependant pas la seule à prendre en compte : quid de l’aspect financier ? Si la Suisse est - théoriquement - à portée de main, est-elle seulement accessible ?

Ouvrir un compte en Suisse, combien ça coûte ?

En Suisse, certains comptes sont (nettement) plus coûteux que d’autres. C’est le cas des contrats anonymes, qui peuvent coûter jusqu’à 2000 francs suisses à l’année. Pour des programmes plus classiques, les frais de gestion sont cependant moins élevés : d’après TransferWise, société spécialisée dans le transfert d’argent de pair à pair à l’international, il faut compter environ 30 francs suisses par mois.

Cependant, l’entreprise recommande la plus grande prudence : les banques helvètes proposent un nombre considérable de produits et, "en raison de la multiplicité des frais additionnels et des commissions", le compte peut rapidement devenir coûteux. 

Pour autant, il est souvent possible d’obtenir une réduction - voire une suppression - de ces charges annexes, sous condition. Souscrire un compte épargne auprès du même établissement ou contracter un emprunt sont deux des solutions évoquées.

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