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Vous pensiez que votre banque avait la main lourde pour vous appliquer des frais de gestion ? Regardez plutôt ce que font ces instances à leurs clients.
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Banques aux pratiques abjectes : un scandale national

On dit souvent que l’herbe peut se révéler plus verte ailleurs. Pas forcément… Et pas pour les clients de certaines banques en tous cas. La problématique se pose en Australie. C’est là, qu’un scandale bancaire de très grande ampleur a éclaté il y a quelques jours. Capital s’en fait l’écho.

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Philip Lowe, le gouverneur de la banque centrale australienne, a indiqué, vendredi 17 août, être "incroyablement déçu" et "consterné" par la manière dont agissent certaines instances bancaires dans son pays. Des propos tenus suite à une enquête d’envergure lancée dès février 2018. Laquelle enquête a mis en exergue des irrégularités et des manquements.

De fait, selon les conclusions de l'enquête menée par la Commission royale et initiée par le gouvernement, il semblerait que des pratiques commerciales particulièrement contestables aient été mises en place par certaines banques australiennes. Mais de quoi parle-t-on précisément ?

Banques aux pratiques abjectes : ce gros crédit dont vous n’avez pas besoin

Selon Capital, les banques qui se retrouvent aujourd’hui dans le collimateur de la Commission royale et du gouvernement auraient eu tendance à fortement manipuler leurs courtiers immobiliers. Le but ? Les inciter à recommander à leurs clients des prêts bien plus importants que ceux dont les clients en question ont vraiment besoin.

Et pour cause, les crédits immobiliers se révèlent particulièrement rentables pour les banques australiennes, rappelle Capital. Et ce ne sont pas des instances telles que la la Commonwealth Bank of Australia (CBA), l’Australia and New Zealand Banking Group, la National Australia NAB.AX, ou bien encore la Westpac Banking qui prétendront le contraire. Ces banques détiennent, en effet, pas moins de 80 % du marché local des crédits immobiliers.

Lequel marché est, actuellement, estimé à 1 700 milliards de dollars australiens (soit 1 082 milliards d'euros, poursuit le magazine économique).

Banques aux pratiques abjectes : des frais de gestion sur personnes décédées

Et si Philip Lowe, le gouverneur de la RBA (la Banque de Réserve d’Australie), est aujourd’hui bien décidé à suivre les audiences communiquées par le Commission royale "très attentivement" - ce, dans la mesure où, précise-t-il : "La confiance entre les institutions financières et la communauté a été mise à mal" – d’autres "irrégularités" d’envergure ont été révélées. Il semblerait que des banques, à l’instar de la Commonwealth Bank of Australia, aient notamment choisi de prélever des frais de conseil portant sur les pensions de retraite versées sur des comptes qui ont appartenu à des personnes aujourd’hui décédées.

Autre grief : la Commonwealth Bank of Australia serait, également, coupable de contrôles de conformité malvenus en ce qui concerne sa gestion de fonds de retraite, conclut Capital. Ce qu’elle a, semble-t-il, reconnu durant ses auditions auprès de la Commission royale. Ladite instance a, par ailleurs, admis avoir facturé par deux fois et par erreur des intérêts à des milliers de clients.

Quant aux autres établissements, ils sont accusés d’avoir favorisé leurs produits financiers et immobiliers sans forcément prendre en compte les intérêts ainsi que les réels besoins de leurs clients. Un comportement qualifié de "prédateur" par Philip Lowe qui a donc souhaité faire du traitement de ces problèmes une "priorité absolue".

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