La valse des étiquettes

Mais un autre risque est prévisible avec la libéralisation de la délivrance de certains médicaments... Celle d'une valse des étiquettes comme cela s'est déjà passé avec les médicaments "déremboursés" puis proposés à l'automédication comme les collutoires ou les pastilles à sucer. C'est un marché que ne laisseront pas inexploité les entreprises du médicament. Bref, ce projet gouvernemental n'a pas pour ambition première de libérer l'accès au médicament mais bien de poursuivre la politique de déremboursement des "petits soins".

Le rapport remis au ministre propose plusieurs pistes pour limiter des revers potentiels d'une automédication : renforcement du rôle de conseil et maintien du monopole des pharmaciens pour la délivrance de médicaments OTC (over the counter, de l'autre côté du comptoir), notices plus claires et plus explicites, réduction du nombre de gélules ou de sachets par boîte pour éviter le gaspillage et le surdosage médicamenteux, vigilance sur la publicité autorisée sur les médicaments en "autoprescription".

Il reste que "le médicament n'est pas un produit comme les autres, ça ne se prend pas à la légère", comme l'intimaient paradoxalement les responsables politiques, il y a quelques années. Mais l'heure n'est plus à la dramatisation des dangers potentiels du mauvais usage des médicaments. Tant pis pour les maniaques de la gélule ou du comprimé. Le message est désormais clair : "Soyez responsables de votre santé donc payez...".

Pour en savoir plus

>>Sept conseils pour une automédication sans risques.Le soupçon pèse sur les médicamentsIndigestion à la pharmacieMédicaments : overdose ?

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