Connaissez-vous les différents types de radars en France ? ©AFPAFP
Fixe, embarqué, feu rouge... Près d'une dizaine de types de radars sont en activité sur le territoire français. Les connaissez-vous tous ? 
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Le radar de vitesse fixe

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Les radars de vitesse fixes et automatiques ont été déployés en France en 2003. Ils ont pour but de réduire le nombre d'accidents dus aux excès de vitesse. Ils sont installés dans les zones routières considérées comme dangereuses sur indication du préfet. Le système a une marge de tolérance de 5 km/h sous les 100 km/h et de 5% de la vitesse flashée au dessus de 100 km/h. Par exemple si vous êtes enregistrés à une vitesse de 97 km/h, le chiffre retenu est de 92 km/h. 

En considérant cette marge, il est donc impossible d'être verbalisé pour un excès de vitesse minime. Depuis 2013, tous les radars de vitesse fixes sont signalés par des panneaux. Au 1er janvier 2017, plus de 2000 radars automatiques étaient en activité en France. Par ailleurs, il existe plusieurs types de radars fixes dont les radars double sens et les radars double face. 

Le radar de vitesse embarqué

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Ce type de radar peut être utlisé par la police ou la gendarmerie. Positionné dans un véhicule des forces de l'ordre au bord de la route, les radars de vitesse embarqués détectent et enregistrent les excès de vitesse au même titre que les radars automatiques. Comme pour ces derniers, il existe une marge de verbalisation. Ainsi, les excès de vitesse minimes ne sont pas verbalisés.

Cependant, ces radars ne sont pas signalés sur la route et peuvent verbaliser sur toutes les routes en s'adaptant aux circonstances, comme des travaux effectués sur la chaussée ou encore un trafic perturbé. C'est une nouvelle fois les préfets de département qui choisissent les lieux où déployer les radars embarqués en accord avec les forces de l'ordre. Au 1er août 2015, 569 radars de vitesse embarqués étaient en service sur le territoire français. 

Le radar discriminant

Le radar discriminant est un radar de vitesse fixe et automatique qui permet de différencier les catégories de véhicules, notamment les poids lourds, pour pouvoir contrôler la vitesse en fonction de la législation en vigueur pour chaque type de véhicule. De plus, si plusieurs voitures apparaissent sur la même photo, le radar discriminant permet d'identifier le véhicule fautif.

En effet, l'appareil enregistre trois données à la fois : la vitesse, la distinction entre un véhicule léger et un poid lourd et l'identification de la voie. Le radar dispose également d'un système de marge technique similaire aux deux cas précedemment évoqués. Les radars discriminants sont principalement installés sur des axes routiers où le nombre de poids lourds est conséquent. Au 1er janvier 2017, 373 cabines étaient installées sur le territoire. 

Le radar feu rouge

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Les radars de feux rouges ont été mis en service en 2009. Ils permettent de contrôler les franchissements illégaux de feux rouges des conducteurs. Installé quelques mètres avant le feu, l'appareil prend deux photos du véhicule en infraction. Une si celui-ci franchit la première ligne prévue à cette effet, la deuxième quand il dépasse la seconde ligne. Le conducteur est verbalisé si la deuxième photo se déclenche.

Les radars feu rouge ne sont pas signalés car le feu tricolore est déjà une signalisation en tant que telle et qu'un panneau pourrait perturber la visibilité. Ce dispositif est installé dans les zones urbaines à fort trafic et dans des lieux fortement fréquentés par les piétons. Au 1er janvier 2017, 706 cabines était déployées aux feux rouges français. En octobre 2015, des tests ont été effectués pour pouvoir, à terme, à la fois contrôler le passage au feu rouge et la vitesse au feu vert. 

Le radar passage à niveau

Ce type de radar a été testé pour la première fois en 2005. En 2009, l'Etat, en accord avec Réseau férré de France, a décidé de sécuriser les passages à niveau les plus dangereux en y installant officiellement des radars. Les premiers ont été déployés en 2012. Ces derniers fonctionnent de la même façon que les radars feux rouges. Ainsi, l'appareil prend deux clichés.

Un premier lorsque l'usager a franchit la ligne, le second quand celui-ci s'est engagé sur le passage à niveau. Le radar intégre un délai de sécurité de quelques secondes avant d'enregistrer l'infraction. Les radars passage à niveau sont installés sur des voies prioritaires définies en accord avec Réseau férré de France et la SNCF. On comptait 80 cabines installées en France au 1er janvier 2017. 

Les radars piéton

Le premier radar piéton français est testé à la Grande-Motte, dans l'Hérault, depuis le début du mois d'août dernier. Contrairement à ce qu'indique son nom, il ne s'agit pas de verbaliser les piétons, mais bien les automobilistes. En effet, le dispositif vise à sanctionner les conducteurs qui ne cédent pas le passage aux piétons. L'appareil est équipé de cinq caméras permettant de constater si un usager souhaite emprunter un passage piéton. Dans ce cas, le radar s'assure que les automobolistes ont bien laissé passer ce dernier.

Autrement, ces derniers seront flashés et sanctionnés d'une amende de 135 euros et d'un retrait de quatre points sur leur permis de conduire. S'agissant d'une expérimentation, le radar de la Grande-Motte ne permet pas de verbaliser, il a été installé à but pédagogique. Celui-ci restera tout de même en place jusqu'au mois de novembre. D'après La Dépêche du Midi, le dispositif devrait être testé dans un second temps dans les villes de Calais et de Lyon. Par ailleurs, un radar stop a également été expérimenté en février 2016 dans l'Essonne, mais son utilisation n'a pas encore été démocratisée.