Comment les assureurs séquestrent votre épargne : le contrat euro-croissance, une arnaque ?

Pour bien fermer la nasse, certains assureurs prévoient des pénalités de sorties anticipées. Leur montant varie en fonction de la date du retrait (jusqu’à 5% des sommes décaissées).

Dans le cas des fonds euro-croissance, les assureurs ont veillé à ce que la liberté de transfert permis par la loi ne soit qu’une liberté surveillée. Si l’engagement en parts de diversification représente au moins 10 % des fonds transférés, les assurés ont la possibilité de transformer leur contrat en euros en contrat "euro-croissance" avec maintien d’antériorité fiscale. Toutefois, cette transformation n’est possible qu’à la condition de rester… chez le même assureur.

Les compagnies utilisent un verrou financier pour que les fonds ne quittent pas leurs coffres : les contrats euro-croissance se distinguent par une garantie en capital "modulable". Cette garantie est partielle en dessous de 8 à 10 ans de détention. En clair, un assuré récupérant sa mise au bout de 9 ans ne retrouvera pas 100% de son montant initial. Cette garantie n’est parfois acquise à 100% qu’au bout d’une durée contractuelle de… 40 ans !

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