Comment les assureurs séquestrent votre épargne : ils freinent le rachat de votre contrat d’assurance

Pendant la vie du contrat, les sorties de capitaux sont freinées autant que faire se peut. A tout moment, les assurés ont la possibilité de procéder à un rachat. Comprendre, de récupérer en totalité ou en partie (Cf. articles L. 132-21 et suivants du Code des assurances). L’épargne résultant des primes versées avant la fin du contrat (déduction faite des frais dus).

Pour dissuader les assurés de procéder à un rachat partiel, les assureurs ont mis au point un système d’avance. Avec lui, le souscripteur peut bénéficier d'un prêt octroyé par son assureur. Cette avance est gagée sur le capital constitué. Temporaire ce prêt doit être remboursé (avec intérêts) dans un délai de 3 ans. Grâce à cette faculté, l’assuré dispose d’une avance de trésorerie sans perdre les avantages fiscaux qu’il a acquis. De son côté, l’assureur évite un rachat. Les fonds placés sur le contrat restent donc dans ses filets et il peut continuer à percevoir des frais de gestion et d’arbitrage.

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Kidnapping toujours : à la sortie d’un contrat, l’assuré peut récupérer sa mise en une fois sous forme de capital. Ou sous la récupérer de façon perlée, sous forme de rente viagère. En ce cas, il percevra des revenus réguliers jusqu’à sa disparition. A condition de faire une croix sur son capital qui devient la propriété de l’assureur. Avec cette option, les fonds sont donc kidnappés, mais cette fois ad vitam aeternam !

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