A la réservation d'un séjour, on vous proposera toujours de souscrire une assurance annulation. Souvent chère, elle est censée vous indemniser si vous êtes contraint de renoncer à vos vacances. En réalité, les assureurs prennent leur précaution et ces contrats sont très restrictifs.
L'assurance annulation, je la prends ou pas ?

L'assurance annulation, je la prends ou pas ?

Devoir annuler ses vacances n'est jamais plaisant. Mais si, en plus, vous n'arrivez pas à vous faire rembourser le prix de votre voyage, cela devient carrément agaçant ! Or, c'est souvent le cas lorsque vous vous y prenez à la dernière minute. Si vous déclarez forfait plus d'un mois avant le départ, les voyagistes (c'est-à-dire les organisateurs du voyage) sont en général cléments. Ils ne réclament souvent que quelques dizaines d'euros d'indemnité. Mais, plus la date du jour J approche, plus l'addition s'alourdit. Vous pouvez ainsi perdre 25 %, 50 %, 75 % du prix payé pour votre voyage... Voire l'intégralité si vous annulez dans les tout derniers jours.

Un supplément à payer de 4 à 6 %

Un remède existe. Il coûte en général 4 % à 6 % du prix du voyage que vous vous offrez. C'est l'assurance annulation, censée vous reverser ce que le voyagiste n'a pas voulu vous rembourser. On la souscrit dans l'agence de voyage lorsqu'on réserve son séjour ou, plus rarement, par l'intermédiaire d'un assureur qui offre cette prestation (le spécialiste Elvia, par exemple, sur Internet). On se sent ainsi rassuré... Jusqu'au jour où on doit finalement faire jouer cette garantie. Et où l'on s'aperçoit qu'elle n'est pas si efficace que ça.

Justificatifs obligatoires

Les assureurs sont des gens prudents. Ils ont donc soigneusement listé dans leurs contrats les cas dans lesquels l'assurance annulation peut jouer : le décès d'un proche, une maladie grave, parfois aussi un employeur qui, à la dernière minute, change les dates de vos congés payés ou vous licencie, un grave problème (incendie, dégâts des eaux, etc.) dans votre maison. Pas question d'annuler parce que l'ambassade vous a refusé votre visa, parce qu'un gros contrat vous est tombé dessus... Ou parce que vous avez changé d'avis. Difficile de tricher ! L'assureur exige un justificatif : certificat médical ou de décès, attestation de votre employeur, etc. Certains menacent même de contrôles a posteriori ou de poursuites au cas où le médecin ou l'employeur délivreraient un certificat de complaisance.

Déjà couverts par votre carte de crédit

Quelques contrats sont quand même un peu plus généreux. Ils jouent aussi si l'on vous vole votre passeport juste avant votre départ, par exemple. Mais, très peu vous indemniseront si une guerre éclate dans le pays où vous vous rendez, si des attentats rendent dangereux le séjour prévu. Bref, on paie l'assurance annulation assez cher pour une protection toute relative.

Pire, certains contrats incluent d'office, en prime, des garanties "assistance rapatriement" (frais médicaux à l'étranger). Ce qui en renchérit encore le prix, alors qu'on dispose parfois de garanties suffisantes grâce aux assurances inclues dans les cartes bancaires. La bonne nouvelle ? Si vous détenez une carte bancaire Visa Premier ou Gold Mastercard, il suffit de payer votre séjour avec elle pour bénéficier d'office d'une assurance annulation voyage. Certes, elle n'est pas très étendue. Elle ne joue que pour les motifs les plus graves (décès d'un proche, licenciement, etc.) et dans la limite d'un plafond (5 000 euros, par exemple). Mais, au moins, elle est gratuite et vous couvre aussi si vous devez interrompre vos vacances en cours de route pour un de ces motifs.

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