Malgré le protocole de Kyoto et les accords de Paris, le réchauffement climatique semble inéluctable. Pouvons-nous encore agir pour le limiter les effets sur le climat ou la planète est-elle définitivement condamnée ?
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Réchauffement climatique : un constat alarmant

Nous disposons d’une multitude d’études qui prouvent que le réchauffement climatique est bien réel et que l’activité humaine en est responsable. Évoquons simplement le jour du dépassement. Tous les ans, l’ONG américaine Global Footprint Network calcule ce jour où la planète commence à vivre à crédit, c’est-à-dire où les habitants consomment plus que la Terre peut produire en une année. En 1986, ce jour était le 31 décembre. En 2008, il était atteint le 23 septembre et en 2018, il était atteint le 1er août. Un signe parmi d’autres qui prouve que le point de non-retour est, sinon passé, au moins proche.

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Des actions en faveur du climat

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Si la croissance des pays émergents (Chine, Brésil…) et le mode de vie des pays occidentaux (Etats-Unis, Europe…) sont souvent incriminés dans le réchauffement du climat, faut-il pour autant viser la décroissance ? La croissance économique peut aussi découler du développement des énergies vertes. Autrement dit, il n’est pas question de consommer moins, mais surtout de consommer mieux. Si les entreprises, les collectivités et les individus prennent conscience de l’urgence et agissent ensemble, les habitants de la Terre peuvent maintenir le réchauffement climatique à 1,5 °C, voire 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. C’est en substance le message des accords de Paris issus de la COP21 et du rapport 2018 du GIEC, le groupement d’experts sur le climat.