En plein coeur de l'été, un décret a été discrètement publié dans le Journal officiel. Ce dernier vise à permettre à l'Etat certaines opérations qui pourraient coûter très cher aux Français. Explications.
La grave erreur de l'Etat qui pourrait vous coûter très cherIllustrationIstock

"Les autoroutes, ça ne leur suffit pas pour faire du fric sur le dos des automobilistes !", s'agaçait récemment un certain Jean-Luc Mélenchon, prenant les armes sur Twitter après la récente publication d'un article du Monde, s'attardant sur le décret paru en toute discrétion le 14 août 2020. Ce dernier, explique Ouest-France, est "relatif aux conditions de classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes" et a été publié dans les colonnes du Journal officiel. Comprendre ? Il permettra dorénavant à l'État de se désengager de certaines routes nationales - ou au moins de tronçons - au profit du privé. Sans grande surprise, ce sont les concessionnaires autoroutiers qui ont tout à gagner d'un tel arbitrage. Le quotidien régional n'hésite d'ailleurs pas à parler de "cadeau".

Les routes vont-elles devenir payantes ? La réponse (incomplète) du gouvernement

Une question demeure, cependant, soulevée notamment par le patron des Insoumis : concrètement, quel impact cette décision pourrait-elle avoir sur les Françaises et les Français contraints de prendre la route plus ou moins quotidiennement ? Faut-il s'attendre à des péages à l'entrée de chacune des portions de route concernée ? Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports du nouveau gouvernement Castex, s'est empressé de répondre : "Jean-Luc Mélenchon prête au gouvernement des intentions qu'il n'a pas. Nous n'allons pas rendre les routes nationales payantes". 

Si rassurants ces quelques mots puissent-ils être pour les millions d'automobilistes qui arpentent les chemins d'asphalte du pays, ils n'en restent pas moins inexact affirme encore une fois Ouest-France. D'après les experts interrogés par le quotidien, les Françaises et les Français devront bel et bien mettre la main à la poche… Certains parlent même d'un "impôt masqué" ! "Le ministre omet simplement de dire que le contribuable y perd", assène par exemple David Cayla, enseignant-chercheur en économie à l'université d'Angers. Explications.

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