Archives : 2006

Pas de deux sous l'étoile de Caroline

C'est une histoire de rayonnement où le passé et le présent se conjuguent sur le mode impératif du talent. Gabrielle Chanel qu'on ne présente plus sauf pour rappeler qu'elle a aussi créé des costumes pour les fameux Ballets Russes et qu'elle fut fidèle à Diagilev jusqu'à payer pour son enterrement, Nijinsky ( pour mémoire, prestigieux danseur et chorégraphe, sublime interprète du scandaleux l'Après-midi d'un faune)... Mais encore La Compagnie des ballets de Monte-Carlo, Chanel et donc Karl Lagerfeld. C'est aussi une histoire de fidélité, d'amitié et de passions où les arts se sont retrouvés sous les ors de l'Opéra de Monte Carlo et sous la présidence de la princesse Caroline dont le goût pour la danse date de ses premiers pas en tutu alors qu'elle n'était qu'une enfant et que sa maman, la princesse Grace, présidait aux destinées des ballets de Monte Carlo. C'est enfin des moments de grâce partagée qui se sont déroulés entre le mythique hôtel de Paris et l'opéra de Garnier, récemment réouvert après 6 ans de travaux de restauration, dans un ballet d'émotion, de beauté et de création sous l'égide de la maison Chanel. Un pas de deux qui a commencé par la présentation unique d'une collection de 68 modèles de "haut luxe" créés par Karl Lagerfeld pour sublimer le savoir-faire des plumassiers, brodeur, chausseur... Sept maîtres d'art traditionnels tels Lesage, Lemarié ou Massaro dorénavant dans le giron de la société Chanel. Dans la salle, à 11h30 pétantes, protocole impose, se sont retrouvées les meilleures clientes de la côte, la presse internationale et la high society de Monaco venus assister au défilé dont les précédentes éditions avaient eu lieu en 2004 et 2005 à Tokyo et New York. S'est alors assise au premier rang d'orchestre la princesse Caroline -c'était la première fois depuis la mort de son mari Stephano Casiraghi qu'elle assistait à un défilé de mode- accompagnée de sa fille Charlotte, plus que ravissante, et de la charmante et plus encore Tatiana Santo Domingo, "fiancée" de son fils Andrea.

Les chouchous de la famille

Il semblerait que Noël approche... Cela crève les yeux sur les vitrines des magasins, sur les ondes des radios et dans les conversations. Et comme chaque année, on n'échappera pas à la traditionnelle comédie familiale sur grand écran. Sauf que cette année, Papa Noël a été plutôt sympa : il nous livre en avance un (très) bon film avec de (vrais) bons acteurs dedans, chouette !Grosso modo, c'est l'histoire du Perroquet Bleu, un cabaret familial un peu désuet et menacé de fermeture depuis la mort du chef de file Gabriel (Claude Brasseur). Pour tenter de sauver l'affaire, les membres d'une famille éclatée doivent se serrer les coudes. C'est l'heure des explications, des règlements de compte, des aveux, des alliances insolites, des tiroirs secrets...A la barre de cette photo de famille, Thierry Klifa savait ce qu'il voulait : ''"Nous voulions faire une comédie glamour et mystérieuse. Dès l'écriture, je savais que je voulais lui donner de l'ampleur, que je voulais tourner en vrai Scope. Si nous avions en tête les comédies américaines des années 50 (...)'' ''Nous rêvions aussi d'un film résolument moderne, où les actrices seraient belles, où les acteurs seraient beaux, où il y aurait un vrai travail sur les costumes, sur les décors, sur la lumière, où le quotidien serait stylisé, où l'on n'aurait pas peur des situations excessives, colorées et ambiguës, où l'on pourrait être sentimental, sans pour autant basculer dans la sensiblerie, où les chansons et la musique joueraient un rôle emblématique...'' ''Nous voulions faire un film gai, joyeux, avec des airs nostalgiques et des feux d'artifice, avec des actrices qui chantent, où la confusion des sentiments s'exprimerait aussi par la confusion des genres - y compris cinématographiques : comédie, drame, musical..."''

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