La fiscalité française, souvent tancée, a fait l'objet d'une étude aux conclusions positives. Il s'avère que le système français a permis de réduire un écart particulièrement important…
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La fiscalité française analysée sur une période de 30 ans 

Certains économistes ont démontré que le système social a permis aux Français de moins éprouver la crise financière de 2008. Visiblement, la fiscalité française, malgré les critiques dont elle fait régulièrement l'objet, aurait elle aussi eu des effets positifs sur les 30 dernières années.

L’économiste Thomas Piketty, avec la collaboration de quatre autres experts -  Antoine Bozio, Bertrand Garbinti, Jonathan Goupille-Lebret et Malka Guillot, vient de dévoiler une étude sous la houlette du Laboratoire sur les inégalités mondiales. Moralité, le système fiscal français a permis d’éviter une hausse des inégalités depuis la fin des années 1980. C'est-à-dire que "les inégalités de revenu après impôt sont plus faibles que celles de revenus avant impôt", explique l'article avant de préciser : "la part de revenus disponibles possedés par les 50 % les plus pauvres est supérieure à celle avant impôt alors qu’elle y est inferieure pour les 10 % les plus riches."

Un phénomèné expliqué dans l’étude par la hausse du pouvoir redistributif du système socio-fiscal, "passé de 17 % durant la décennie 1990-99 à 30 % en 2010-18, soit une hausse de plus 75 %". 

La fiscalité française est moins efficace qu’aux Etats-Unis

C’est l’autre leçon de cette étude. Les impôts ont un plus grand pouvoir de réduction des inégalités aux Etats-Unis qu’en France. "Le même calcul effectué pour les Etats-Unis permet de conclure que la redistribution fiscale y a diminué les inégalités de 34 % en moyenne sur la période", écrivent les cinq économistes.

Mais attention, les inégalités de revenus avant impôts sont beaucoup plus prononcées aux Etats-Unis qu'en France. "La part des revenus des 10 % des français plus riches a ainsi augmenté de 7 % environ (de 30 % à 32 %), alors que celle des 50 % les plus modestes a diminué de 8 % (de 24 % à 22 %). Aux Etats-Unis, l’augmentation des inegalités primaires a été bien plus prononcée : la part des 50 % les plus pauvres a décru de 26,5 % (de 17 % a 12,5 %) alors que celle des 10 % les plus riches a augmenté de 20,5 %", notent ainsi les économistes. 

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