Vous faites partie des salariés qui devront travailler un jour férié durant les nombreux ponts de mai ? Voici ce que prévoit la loi à ce sujet.  

Avec quatre jours fériés au mois de mai, il est parfois difficile de savoir quels sont les droits accordés aux salariés français à ce sujet. Il y a-t-il obligation de travailler ? Les jours non travaillés sont-t-ils payés ? Combien sont rémunérés les salariés qui devront travailler ? Planet.fr fait le point et répond aux questions que l’on peut se poser.

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoire

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoire. Malgré tout, de nombreuses personnes travaillent ce jour-là. Comme le rappelle le site Challenges, la loi prévoit en effet une exception pour "les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail". C’est le cas notamment des transports, industries ou encore hôpitaux. Les services tels que les cinémas ou parcs d’attraction travaillent eux aussi. 

Les autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés. Sauf pour les salariés et apprentis de moins de 18 ans qui ont interdiction de travailler, à l’exception de branches telles que l’hôtellerie, les boulangeries…

Les heures travaillées le 1er mai payées double

La bonne nouvelle pour ceux qui travaillent le 1er mai est qu’ils verront chaque heure de travail être payée double.

Aucune obligation de majoration pour les autres jours fériés

Il est également important de rappeler que travailler un jour férié ne signifie pas que le salarié doit être payé double. La loi dispose en effet que l’employé reçoit sa rémunération habituelle. Et pas question non plus de diminuer les salaires. "Le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés totalisant au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise", précise le code du travail.

Le cas du lundi de Pentecôte

De 2004 à 2008, le lundi de Pentecôte - le 25 mai cette année – était travaillé mais pas payé. Il s’agit en effet de la "Journée de solidarité" instaurée par le gouvernement afin de financer l’autonomie des personnes âgées et des handicapés. Toutefois, depuis 2008, ce jour est redevenu férié et c’est aux entreprises de choisir le jour de l’année qu’elles souhaitent utiliser pour contribuer à ce dispositif.

Un pont peut être refusé par l’employeur

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Pour ceux qui aimeraient profiter de ces jours fériés pour faire le pont, la décision de vous l'accorder ou non revient à votre employeur. Celui-ci "peut tout à fait refuser à ses salariés la pose d'un congé la veille ou le lendemain d'un jour férié. La décision est prise au niveau de l'entreprise", précise francetvinfo.

En vidéo sur le même thème : Par contrainte ou par choix, ces travailleurs répondent présents un jour férié 

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