Certains médecins proposent désormais des alternatives au THS, à base de plantes. Le point sur les solutions phytothérapiques.
THM : des alternatives à base de plantes !

THM : des alternatives à base de plantes !

Depuis 2002 les THM classiques (Traitements Hormonaux Substitutifs de la Ménopause) font débat. Plusieurs études (WHI, Women Health Initiative, MWS, Million Women Study, E3N) ont démontré qu'ils augmentaient les risques cardio-vasculaires et de cancer du sein. L'Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a émis de nouvelles recommandations en 2007.

Désormais, les THM sont conseillés à doses minimales -si les troubles altèrent la qualité de vie-, et restent contre-indiqués en cas d'antécédents de cancers féminins et de thromboses... D'où l'intérêt des plantes'' qui offrent une solution efficace et sans danger... à condition d'être prescrites par des médecins compétents!'' explique Bérengère Arnal, gynécologue phytothérapeute.

Est-ce pour vous ?

Comme les THM classiques, les traitements phytotérapiques hormonaux substitutifs ont un intérêt lorsque les symptômes ménopausiques, ce qu'on appelle les troubles du climatère (bouffées de chaleur, nervosité, insomnies, état dépressif, troubles de l'humeur, sécheresse vaginale) deviennent gênants au quotidien. Ces traitements peuvent être prescrits en première intention ou prendre le relais en douceur des médications classiques -que vous vous vouliez prochainement arrêter vos prises... ou les ayez déjà stoppées !

Les variétés conseillées

Le traitement phyto-hormonal substitutif (TPHS) repose surtout sur l'action des phytoestrogènes présents dans le soja, le houblon, le trèfle rouge, le thé vert, le lin, la sauge... Mais on peut y ajouter ''des plantes sédatives comme la valériane, l'aubépine ou la passiflore pour réguler l'anxiété et les troubles du sommeil. Le millepertuis est efficace contre les états dépressifs. Le Ginseng agit contre la fatigue physique ou psychique (surtout s'il est complété par des apports en magnésium, en oméga 3, en probiotiques et en vitamines C).

Enfin, on peut prévenir les risques d'ostéoporose avec des plantes reminéralisantes (prêle, ortie, bambou...) -même si elles ne sont pas suffisantes pour traiter la maladie'', explique le docteur Arnal-Schnebelen, gynécologue phytothérapeute.

Des contre-indications ?

Une consultation avec un médecin phytothérapeute est indispensable avant toute prescription de phyto-oestrogènes -même s'ils sont vendus sans ordonnance ! Comme le THS classique, ils ont leurs contre-indications. Ils sont proscrits, notamment, en cas de cancers hormono-dépendants (sein, utérus, ovaire...) et d'antécédents d'accidents thrombo-emboliques (formations de caillots sanguins). ''Il faut considérer le végétal comme un phyto-médicament, avec ses indications, ses effets secondaires, ses risques d'interaction avec des médicaments ou d'autres végétaux. Ce n'est pas parce que ce sont des plantes, que c'est sans danger'' souligne le Dr Bérengère Arnal Schnebelen.

 

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