Ecraser sa dernière cigarette ? Une décision importante pour votre santé qui doit modifier votre vie quotidienne. Le point sur le sevrage tabagique.
Tabac : Faire le deuil de la cigarette

Faire le deuil de la cigarette

Tout candidat à l'arrêt du tabac a une volonté certaine, mais le manque de nicotine se fait cruellement sentir... Une aide personnelle s'impose : psychologique et ou pharmaceutique. Combien de temps ? « Le temps qu'il faut au fumeur, précise Marion Adler, médecin tabacologue.

A côté des traitements pharmaceutiques, le tabacologue ou le médecin généraliste, aide son patient à gérer les moments à risque comme les situations de stress, d'angoisse, les lieux fumeurs. Le thérapeute doit faire en sorte que le fumeur n'ait pas envie d'allumer une cigarette. En somme, on l'aide à faire le deuil de la cigarette. » Un travail qui dure en moyenne un an pour pérenniser l'abstinence.

Quelle méthode pour arrêter ?

Dans ses dernières recommandations sur le sevrage tabagique, la Haute autorité de santé préconise les substituts sous toutes ses formes (patch, gomme, comprimé, inhalateur), les traitements médicamenteux (bupropion et varénicline), les thérapies cognitivo-comportementales et les psychothérapies de soutien. Mais déconseille, entre autres, les antidépresseurs, les anorexigènes et l'homéopathie.

Pour le Dr Adler, certaines méthodes non validées comme l'hypnose (déconditionnement des pensées profondes du fumeur vis-à-vis du tabac au travers d'un état de sommeil provoqué) ou l'acupuncture peuvent être efficaces en complément pour aider certaines personnes à se relaxer. Mais utilisées seules, ces techniques ne lui semblent pas efficaces.

Traitement : avec ou sans nicotine ?

Les substituts nicotiniques ont fait la preuve de leur efficacité. En délivrant la dose de nicotine que le fumeur avait l'habitude de prendre en fumant, les substituts réduisent la sensation de manque. Les tabacologues prescrivent également des médicaments comme le bupropion (Zyban) et la varénicline (Champix) qui ne sont pas des substituts.

Le Champix, mis sur le marché en février 2007 contient une substance qui se fixe sur les récepteurs à la nicotine présents dans le cerveau. Il soulage les symptômes de manque et permet de réduire les effets de plaisir liés au tabagisme. Le bupropion lui est un antidépresseur, mais n'est pas utilisé pour ces propriétés. Son mode d'action n'est pas totalement élucidé, mais on sait qu'il agit au niveau des médiateurs des cellules cérébrales.

Le sevrage en partie remboursé

Depuis le 1er fevrier 2007, l'Assurance maladie rembourse une partie du traitement de sevrage tabagique. Ainsi, chaque assuré peut être remboursé de 50 euros par an, à condition que les substituts nicotiniques ou le Champix aient été prescrits par un médecin sur une ordonnance consacrée exclusivement aux substituts nicotiniques. 50 euros représentent environ un mois de sevrage.

 

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