En pleine crise des "gilets jaunes", Nicolas Sarkozy aurait joué un rôle important auprès d'Emmanuel Macron. Son intervention a eu lieu au cours d'un rendez-vous discret...
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Le rôle de Nicolas Sarkozy auprès d'Emmanuel Macron : le "corédacteur" du discours ?

Nicolas Sarkozy serait-il le nouvel homme qui souffle à l’oreille d’Emmanuel Macon ? L’ancien chef de l’Etat n’est peut-être pas pour rien dans les annonces faites par le président de la République lundi soir. Le journal Le Monde  se fend de nouvelles révélations sur le rôle que Nicolas Sarkozy a joué en amont de cette allocution.

Ainsi, un proche de l’ancien président de la République n'hésite pas à le présenter comme le "corédacteur" du discours prononcé par Emmanuel Macron, rapporte le journal du soir. Une indication "totalement fau[sse]" selon d’autres proches pour qui Nicolas Sarkozy se contente de "partag[er] son expérience" pour "le bien de la démocratie", détaille Le Monde.

Rédacteur ou pas, il semble toutefois qu’Emmanuel Macron ait pris acte de certaines de ces recommandations, en annonçant notamment que "les heures supplémentaires seront versées sans impôts et sans charges dès 2019". Cette décision, saluée par la droite, était une des mesures phares du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

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Le rôle de Nicolas Sarkozy auprès d'Emmanuel Macron : nouveau conseiller ?

Ses conseils, Nicolas Sarkozy a pu les distiller à Emmanuel Macron lors d’un déjeuner, très discret, organisé à l’Elysée, vendredi 7 décembre. La veille de l’acte IV de la mobilisation des "gilets jaunes". L’invitation avait été lancée par le président de la République dans le cadre des "consultations très larges" visant à préparer son discours.

Outre les heures supplémentaires, "les deux hommes ont notamment abordé la question du maintien de l'ordre public - une inquiétude de l'ancien chef de l'État", indique une source au Figaro

Ce rendez-vous du vendredi a alimenté bien des spéculations. Dès le dimanche 9 décembre, une éventuelle volonté de retour était prêtée à Nicolas Sarkozy. Selon les informations du Parisien, l’ex-président a confié à un élu qu’il pourrait "être obligé de revenir" en cas de crise grave. Cette information a été "démenti catégorique[ment]" dès le lendemain par une proche collaboratrice de Nicolas Sarkozy, rapporte le HuffPost.

Les derniers sondages Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio pourraient bien lui donner des envies de retour. Parmi les 50 personnalités politiques testées dans ce tableau de bord, l’ancien chef de l’Etat revient dans le top 10 avec 41% d’opinions favorables alors qu’Emmanuel Macron chute à 26%. Auprès des sympathisants Républicains, il arrive en tête (87%) bien loin devant l’actuel président du parti Laurent Wauquiez (62%).