Un enfer quotidien qui n'est pas prêt de s'arrêter

"On avait beau fermer les fenêtres et mettre des boules Quies, ça nous empêchait de dormir", raconte Frédéric Daygue, qui vivait lui au 16è étage de la tour. Sur Twitter, son voisin du dessous - Fabien Luigi - parle des conséquences dramatiques que le phénomène a pu avoir sur sa fille de moins de trois ans. 

Dans le cadre de la procédure en justice qu'ils ont engagé avec quatre des autres propriétaires - les autres n'habitant pas sur place -, ils ont pu être relogés ailleurs, dans le courant du mois d'août 2019. Ce qui ne signifie pas que l'immeuble soit vide aujourd'hui. Les locataires, eux, n'ont pas pu quitter ce cauchemar éveillé. "Alors qu'elles sont au courant, les agences ne disent rien. Du coup, les occupants restent quelques mois, un an, et finissent par partir", continue Fabien qui concède : "Je n'imagine même pas ce qu'ils ont vécu pendant le confinement".

Avant de pouvoir être relogés, de mauvaise grâce, il leur aura tout de même fallu se battre des mois durant. Après avoir prévenu Kaufman & Broad, Fabien leur a fait parvenir des enregistrement audio, sans jamais avoir droit au moindre retour. Des experts ont tout de même fini par être mandatés… Et auront pris dix mois pour pouvoir établir les constats requis. Rien de surprenant ! Si le supplice est quotidien, il n'est pas possible d'anticiper quand le vent va souffler. Les experts acousticiens ont donc fini par poser des capteurs avant de conclure à une "une gêne permanente, qui rend le logement impropre à l'habitation".

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