C'est le défaut de la vue le plus répandu : la presbytie touche 80 % d'entre nous, dès 45 ans. Le point sur les meilleures solutions pour la corriger (lunettes, lentilles, chirurgie...) et leurs progrès.
Presbytie : lunettes, lentilles ou chirurgie ?
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Etes-vous concernés ?

La presbytie n'est pas une maladie, c'est un défaut d'accommodation. Pour voir de près et restituer une image nette, il faut que cristallin - fine lentille transparente située à l'intérieur de l'œil -, se bombe... Seulement voilà, avec la maturité, il perd en élasticité. Résultat : on voit peu à peu moins bien de près, et il devient difficile de lire, se raser ou se maquiller.

Ce trouble intervient dès le milieu de la quarantaine, parfois même plus tôt ! Chez les hypermétropes, la presbytie se manifeste dès 35 ans, par exemple... Les seuls vrais gagnants, à la cinquantaine, ce sont les myopes : chez eux, les deux défauts s'annulent en valeur algébrique et l'apparition de la presbytie est souvent retardée de plusieurs années !

Au point, les verres progressifs ?

Contrairement aux idées reçues, c'est l'option la plus simple et la plus pratique. Les verres progressifs, longtemps décriés, se sont nettement améliorés. Principal atout : ils permettent de voir de loin comme de près. En clair, ils corrigent à la fois les purs presbytes et ceux qui présentent, en plus, d'autres défauts de la vue.

Certes, il faut parfois plusieurs semaines pour s'habituer à ce type de produit, mais une seule paire suffit (pas la peine de changer de lunettes pour lire et conduire !).A noter : quand l'examen visuel précédant la commande des verres est sérieux, que ces verres sont de bonne qualité et bien centrés, la période d'adaptation ne doit pas dépasser un mois.

Lentilles : efficaces et discrètes

Des lentilles pour presbyte ? +a existe ! Après les versions "simple foyer", auxquelles on reprochait de donner des maux de tête, et les produits rigides "double foyer", souvent jugés inconfortables, les fabricants proposent désormais des lentilles progressives (multifocales).Leur plus : elles permettent de voir quelle que soit la distance et conviennent à tous (que vous soyez 100 % presbyte ou hypermétrope, astigmate ou myope en prime !).

Comme pour les verres progressifs, il faut une à quatre semaines pour s'y habituer. Attention : elles restent assez chères et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale... Mais elles sont particulièrement agréables à porter, et ne trahissent pas l'âge !

Verres à simple foyer : pour qui ?

Les verres à simple foyer (unifocaux) présentent surtout un intérêt pour celles et ceux qui ne veulent pas des verres progressifs, ou encore pour les presbytes purs. Ce type de produit ne corrige en effet que la vision de près. Résultat, tout presbyte doit ôter ces lunettes dès qu'il ou elle lève le nez... à moins d'opter pour une version demi-lune (avec des verres réduits de moitié).

Quant à ceux qui présentent des défauts visuels supplémentaires (astigmatisme, hypermétropie), ils doivent impérativement s'équiper d'une seconde paire de lunettes !

Verres à double foyer... à oublier ?

Les verres bifocaux sont des verres composés de deux parties : l'une pour voir de près, et l'autre pour regarder de loin. Ce type de correction date de bien avant la mise au point des produits progressifs ! A première vue, ils peuvent sembler intéressants. Mais ils sont de moins en moins portés ! Pourquoi ? Parce qu'ils n'offrent qu'une vision relativement médiocre et restent assez... inesthétiques.

Focus sur la chirurgie

Elle est coûteuse et non prise en charge, mais de plus en plus pratiquée, et s'adresse tout particulièrement aux hypermétropes et presbytes purs. Réalisée entièrement ou partiellement au laser, elle s'effectue sur les deux yeux dans la même journée (on en récupère rapidement). "Elle donne des résultats durables, dès lors qu'elle intervient après la stabilisation de la vue (au-delà de 50 ans), explique Etienne Hachet, ophtalmologiste à la clinique de Gentilly (Nancy).

En cas de presbytie pure, il est aussi possible de remplacer le cristallin par un implant multifocal qui permet de voir de loin comme de près sans lunettes - mais avec une vision intermédiaire moins bonne, parfois gênée par de petits halos apparaissant autour des lumières, la nuit..."

Les loupes à la loupe

Attention, les loupes ne sont pas des lunettes, elles n'ont d'ailleurs pas droit à cette dénomination ! Elles ne peuvent être utilisées qu'en dépannage. Il faut donc éviter de les porter longtemps, sous peine d'accuser une certaine fatigue visuelle, voire de souffrir de maux de tête...

Et pour cause : la puissance correctrice est identique pour les deux yeux (ce qui ne correspond jamais à la réalité) ! Elles ne sauraient donc remplacer des verres de qualité. Une visite chez l'ophtalmologiste s'impose, ne vous contentez pas de ces produits inadaptés vendus en pharmacie ou grandes surfaces !

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