Dans cette période de taux d'intérêt bas, et donc de rendement faible sur les placements sans risque, chaque dixième de % compte. Et pourtant vous acceptez de perdre de l'argent. Beaucoup d'argent. Pour une raison mystérieuse, vous continuez à souscrire ou à verser de l'argent sur des contrats d'assurance vie avec des frais d'entrée et des frais sur versement. C'est un mystère.

LE MYSTÈRE

Un vrai mystère. Une étude du comparateur de placements de la société Meilleurtaux a calculé que vous perdiez plus de 4 milliards d'euros par an, 4 milliards !! Pourquoi ? Parce que vous versez de l'argent dans des contrats d'assurance vie avec frais d'entrée et frais sur versement alors que les mêmes contrats sont disponibles SANS frais d'entrée. Vous payez parfois plus de 3% de frais alors que vous devriez payer 0 !! 3% c'est énorme avec des rendements de 1 ou 2%, et même 1% de frais c'est déjà trop.

LA DOUBLE PEINE

Et ce n'est pas tout. Les contrats d'assurance vie les plus chargés en frais sont aussi souvent ceux qui offrent les rendements des fonds euros les plus faibles. Vous payez souvent de 1 à 3% de frais pour des contrats qui rapportent souvent à peine 1%, alors que vous pouvez payer 0% pour des contrats qui ont rapporté plus de 2% comme MonFinancier Retraite Vie. C'est tout de même étonnant d'accepter de se faire arnaquer quand on peut l'éviter. Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas au courant... Demandez une documentation gratuite sur MonFinancier Retraite Vie.

LA GRANDE SEMAINE DES BANQUES CENTRALES

Avec aujourd'hui la Banque centrale américaine et demain la Banque centrale européenne. Mais compte tenu des situations très différentes des États-Unis et de la zone euro, on va observer des politiques très divergentes de la part des deux banques centrales. Elles sont pourtant confrontées les deux au même problème : mettre fin au quantitative easing, à cette injection massive de liquidités rendue nécessaire par la crise de 2008 et la crise de la zone euro. Une injection massive qui n'a plus lieu de continuer du fait de la sortie des crises et du fait du rebond sensible de la croissance économique. Et les deux banques centrales vont donc réduire leurs interventions sur les marchés d'emprunts.

DIVERGENCE SUR LES TAUX D'INTÉRÊT

Mais c'est du côté des taux d'intérêt que leurs politiques divergent. Les États-Unis ont commencé à relever leur taux d'intérêt. Et la FED va continuer. La BCE elle ne devrait pas encore remonter ses taux, elle pourrait même affirmer qu'elle ne les remontera pas avant longtemps. À la fin de l'année, l'écart entre les taux américains et les taux européens devrait être de 3%, il est déjà de 2% aujourd'hui. Ce sera le différentiel de taux le plus important entre les deux zones depuis la fin 2008. Et cet écart pourrait continuer à se creuser.

L'ÉCART SE CREUSE ENTRE LA ZONE EURO ET LES ÉTATS-UNIS

Après avoir tenu tête à la croissance économique américaine, la croissance de la zone euro semble décrocher un peu. Et l'écart se creuse. Certains prévisionnistes attendent aux États-Unis une croissance de 4% au second trimestre. Le chômage est à 3.8%, le plus bas depuis 18 ans et l'inflation a atteint l'objectif des 2%. Ce n'est pas le cas de l'Europe. Loin de là. L'inflation a reglissé autour des 1% malgré la hausse des prix du pétrole et la croissance ne devrait pas dépasser les 2%. Sans parler de la situation politique dans la zone euro. On assiste aujourd'hui, une nouvelle fois, à une désynchronisation entre les deux blocs économiques et cela va se ressentir dans les décisions des banques centrales. L'Europe décroche à nouveau. Cela va se ressentir sur les taux d'intérêt et cela pourrait se ressentir sur les taux de change aussi.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Les investisseurs sont passés à autre chose. Après le sommet entre Donald Trump Kim Jong-Un, place désormais aux réunions des banques centrales, dont celle de la Fed ce mercredi. Le Dow Jones termine proche de l'équilibre à 25.320 points, le S&P 500 a grapillé 0,17% à 2.786 points et le Nasdaq a progressé de 0,57% à 7.703 points soit à un nouveau record historique. A Tokyo, le Nikkei a clôturé en hausse de 0,38% à 22.966,38 points, la prudence a dominé les échanges à l'approche de la réunion de la Fed qui devrait consacrer une nouvelle hausse des taux. L'euro reste stable face au dollar à 1,1750 dollar, avant la réunion de la Fed ce mercredi et de la BCE le lendemain. Le WTI progresse légèrement au contact des 66 dollars et le Brent reste à l'équilibre à 75,40 dollars à l'approche de la réunion de l'Opep le 23 juin prochain. L'Arabie Saoudite et la Russie plaident sur un relèvement de l'offre alors que le Venezuela et l'Iran devraient voir leur production perturbée par les sanctions américaines.

LES PRIVATISATIONS, C'EST PARTI

Le gouvernement va lancer la plus importante vague de privatisations depuis 10 ans (Les Échos). Cession d'une partie des participations dans Aéroports de Paris, La Française des Jeux et Engie. À partir de 2019. Le gouvernement veut en profiter pour relancer l'actionnariat populaire. Pas sûr que le grand public se précipite. Il a pris un bouillon avec EDF, avec Orange ou encore avec Gaz de France/Engie.

LE C'EST PAS GAGNÉ DU JOUR

On commençait à croire aux miracles. Mais il va falloir déchanter. Le Conseil d'Orientation des Retraites prévoit une détérioration du financement des retraites. Zut alors, on croyait qu'on était en bonne voie. Pas d'équilibre prévu avant...2040. Attendez vous donc à ce que les retraites soient à nouveau rognées dans les années qui viennent.

LA NOUVELLE ÉCONOMIE DU JOUR

Les levées des "start ups" donnent parfois le tournis. Ce n'est pas sans rappeler quand même la folie de la bulle internet. Exemple ? Bird Rides, une start-up californienne de partage de scooters électriques. Créée il y a juste un an. Levée de 150 millions de dollars et nouvelle levée de 200 millions de dollars prévues... pour une valorisation de 1.5 milliard de dollars. Malgré une concurrence dans le secteur féroce et des pertes abyssales. Welcome to la nouvelle économie.

NO COMMENT

Theresa May a enfin remporté une victoire au Parlement : c'est le gouvernement et non le Parlement qui aura la main pour finaliser les négociations avec l'Europe.

ON S'EN FOUT ?

La France connaît le "chaos" du fait des orages et de pluies torrentielles : même les RER déraillent ; Macron va à nouveau rencontrer De Villiers ce mercredi en Vendée: ces deux-là ne se quittent plus ; Selon l'Ifop, la prise de poids est un sujet de tension dans les couples : j'attaque le régime...la semaine prochaine; Selon un sondage d'Ipsos réalisé dans le monde, l'Allemagne est la grande favorite du Mondial de foot : et nous alors ? ; La Cour de Justice de l'Union Européenne a tranché : les semelles rouges c'est Louboutin et interdit de les imiter: on est rassurés ; Macron a critiqué l'Italie qui a fermé sa porte à l' "Aquarius", un navire transportant 600 migrants : pas sûr qu'il soit la bonne personne pour critiquer compte tenu du faible nombre de migrants accueillis en France.

Edito publié sur MonFinancier.com le 13/06/2018.