Sommaire

2. Après la tempête Xynthia : Philippe Berre se lance dans un nouveau chantier

Après son coup d'éclat dans la Sarthe, où il avait repris le chantier de l'autoroute A28, Philippe Berre, 56 ans, décide de récidiver. Il s'attaque à nouveau à un chantier d'envergure : l'aide aux sinistrés de la tempête Xynthia, qui a touché les côtes atlantiques les 27 et 28 février 2010.

Celui que tout le monde pensait mort en raison de ses problèmes de santé, se rend le 4 mars 2010 au poste de commandement de Charron, en Charente-Maritime, une ville gravement touchée par la tempête. Après avoir passé sa vie à rêver à une carrière de chef de chantier, il est sans doute attiré par le désastre matériel. Arrivé à bord d'un 4x4 kaki de l'Inventaire forestier, avec gyrophare, coiffé du képi et habillé de l'uniforme correspondant, Philippe Berre se présente sous le nom de Philippe Le Bert, fonctionnaire détaché du ministère de l'Agriculture venu proposer ses compétences en matière de déblaiement et de nettoyage.

Pendant plusieurs jours, l'escroc transporte des hauts fonctionnaires dans son 4x4, volé quelques jours plus tôt dans le sud de la France, se rend utile pour organiser les travaux, crée un PC de crise, s'adresse à des entreprises spécialistes du bâtiment, établit de faux contrats... Mais il n'aura jamais aucun contact avec les sinistrés. Cependant, le 7 mars, le maire de Charron, Jean-François Faget, est intrigué par le comportement de Philippe Berre : l'élu entend l'escroc parler de matériel qu'il veut commander. Inquiet, le maire décide de vérifier que ce bienfaiteur "sympathique" dispose bien des pleins pouvoirs... Après quelques recherches, la préfecture l'informe que personne de ce nom-là ne figure dans les registres. Aussitôt Jean-François Faget prévient les autorités qui interpellent rapidement Philippe Berre et le placent en garde à vue.

En urgence, la préfecture doit annuler des contrats et décommander des engins, dont certains sont déjà sur place...

> Vidéo : reportage du journal de TF1 après l'arrestation de Philippe Berre.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.