Incarcéré à la prison de la Santé à Paris depuis le 13 septembre, Patrick Balkany a reçu la visite de son épouse mardi. Des retrouvailles très attendues que cette dernière a commentées dans les colonnes du Parisien.
Sommaire

Isabelle et Patrick Balkany ont pu se retrouver l’espace de quelques minutes mardi. Cinq jours après l’incarcération du maire de Levallois-Perret condamné à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale, son épouse a pu lui rendre visite. "J’ai tout lâché pour y aller", a-t-elle raconté au Parisien.

Mardi, Isabelle Balkany s’est en effet rendue à la prison e la Santé (Paris, 14e) pour s’entretenir avec son mari. Une visite très attendue mais qui lui a été annoncée à la dernière minute. Le journal écrit en effet qu’elle aurait été informée à 13 heures qu’un parloir lui était accordé une heure plus tard. "Il est très fatigué et souffre énormément de son dos, a-t-elle décrit à nos confrères, mais il est médicalement très suivi et je l’ai trouvé égal à lui-même : serein et déterminé". Patrick Balkany a déjà annoncé faire appel de la décision du tribunal et demandé une remise en liberté.

"Il a vu les images et m’a dit qu’il était content de m’avoir vue"

Grâce à la télévision dont dispose Patrick Balkany dans sa cellule, ce dernier aurait pu suivre les évènements consécutifs à son incarcération. "Il a vu les images et m’a dit qu’il était content de m’avoir vue, que cela lui donnait l’impression qu’on était ensemble", détaille son épouse. Et celle-ci d’ajouter à propos de cette courte visite : "Quarante-cinq minutes cela peut paraître court mais au bout de 43 ans de vie commune, on n’a plus besoin de beaucoup de mots".

La curieuse demande de Patrick Balkany en prison

Incarcéré dans le quartier VIP de la prison, dit des "vulnérables", Patrick Balkany jouit de certains avantages. En plus d’une cellule individuelle, celui-ci aurait accès à un téléphone fixe équipé d’une carte prépayée et lui permettant d’appeler quatre numéros dont ceux de ces deux avocats, précise Le Parisien. Mais l’édile des Hauts-de-Seine se plaindrait toutefois du bruit "jour et nuit" et de la nourriture. Ainsi aurait-il demandé "à cantiner une casserole et des pâtes", détaille Isabelle Balkany. Son mari aurait également fait une curieuse demande au rabbin de la prison qui est autorisé à apporter de la nourriture aux détenus. Il lui aurait demandé… des cornichons.

Les époux Balkany devraient avoir un nouveau parloir la semaine prochaine. A Levallois-Perret, où Isabelle Balkany assure l’intérim en l’absence de son mari, le couple reçoit le soutien de nombreux administrés. Un livre d’or a même été exposé devant l’hôtel de ville.