Après une période de canicule qui a fait souffrir les Français, de violents orages se sont abattus sur le pays après le 15 août.
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Août 2022 : plusieurs départements touchés par des inondations

Sept départements de l'arc méditerranéen ont été placés en vigilance orange dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 août 2022, en raison de risques d'orages potentiellement violents. Météo-France redoutait particulièrement des orages stationnaires, pouvant entraîner de forts cumuls de pluie après plusieurs semaines de canicule.

Dans l'Hérault, où de forts orages avaient commencé dans la soirée, la pluie est tombée abondamment, sans pour autant provoquer de débordements, selon les pompiers. Météo-France avait prévu des orages d'été localement violents, sans pour autant qualifier l'épisode de "méditerranéen". A savoir "des cellules stationnaires qui donnent de forts cumuls de pluie à partir de seuils de 100 mm localement", précise Frédéric Nathan, prévisionniste de Météo-France. 

 Les effectifs de pompiers ont été renforcés et certains campings ont été évacués par précaution. Trombes d'eau, vents violents, grêle : entre mardi soir et mercredi matin, des orages ont balayé le Sud-Est, de l'Aude au Var, mais aucun dégât notable n'a été enregistré, selon les services de secours

A Paris et en Ile-de-France, le trafic a été temporairement perturbé mardi soir dans les transports en commun en raison de fortes intempéries, des orages qualifiés de "très intenses" mais qui ont fait peu de dégâts dans la capitale.

Après une accalmie mercredi matin, de nouveaux orages vont se reformer dans la journée dans l'Hérault et le Gard, puis dans le Var et les Bouches-du-Rhône, et Météo-France attend des pluies très intenses, jusqu'à 80 mm en peu de temps, avec de la grêle et de fortes rafales de vent.

La Manche, le Calvados et la Seine-Maritime ont été à leur tour placés mercredi par Météo-France en vigilance orange aux orages, portant à huit le nombre de départements concernés, avec les cinq départements de l'arc méditerranéen sur lesquels un déluge s'est abattu dans la nuit.

Les départements de l'Hérault, du Gard, du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du Var sont en vigilance orange depuis mardi. Météo-France avait en revanche levé dans la nuit l'alerte pour l'Aude, le Tarn et l'Aveyron.

Août 2022 : un risque élevé de canicule

La France se remet à peine de la canicule qui a frappé de nombreux départements mi-juillet. Mais ce répit pourrait être de courte durée. D'après les prévisionnistes, un nouvel épisode de fortes chaleurs pourrait avoir lieu dès les premiers jours du mois d'août.

“La première décade du mois d’août sera caractérisée par la présence d’un temps chaud et ensoleillé sur l’Hexagone. Un nouvel épisode de  canicule devrait intervenir sur la plupart de nos régions en raison d’une goutte froide située au large du Portugal”, indique Patrick Marlière, directeur d’Agate Météo. Selon le prévisionniste, les 40 degrés pourraient être dépassés par endroits, notamment dans le Sud-Ouest.

Si ces fortes températures doivent baisser à partir du 11 août, la fin du mois pourrait être très chaude. Du 21 au 30 août, "on surveillera de nouveaux coups de chaleur qui pourraient se mettre en place sur toute la France. Les problèmes liés à la sécheresse pourraient de nouveau s’accentuer, notamment dans le Sud-Est", explique le spécialiste. 

Canicule : pic de chaleur mi-juillet

Une immense vague de chaleur s'abat sur la France cette semaine du 14 juillet. Dans le scénario le plus pessimiste, la barre des 40 °C pourrait être dépassée dans plusieurs régions dès le début de la semaine prochaine. Dès ce lundi 11 juillet, une très forte remontée des températures a été observée sur toute la France, mais c’est le Sud-Ouest qui devrait afficher en premier de très fortes chaleurs, avec "e n Aquitaine et au sud de la Bretagne, une température moyenne de 34 °C, des maxima jusqu’à 39 °C et des températures nocturnes qui ne tomberont pas en dessous de 20-21 °C", prévient Pascal Scaviner, prévisionniste pour La Chaîne Météo, auprès du Figaro. Selon La Chaîne Météo, "une canicule de grande ampleur se met donc en place par le sud-ouest en ce début de semaine". Cette canicule s'étend "jusqu'au val de Loire et Poitou-Charentes ainsi que sur une partie de l'Occitanie. L'Ile-de-France est concernée par des valeurs caniculaires temporaires". 13 départements ont d'ores et déjà mis en vigilance jaune canicule par Météo France ce lundi 11 juillet 2022, dès 14 heures. 

Selon le média spécialisé, c'est ce mercredi 13 juillet qui devrait être la journée la plus chaude. "D'une façon générale, ces chaleurs caniculaires se maintiendront 3 jours et 3 nuits entre le Poitou-Charentes et les Pays de la Loire, et de 3 à 7 jours de l'Aquitaine vers l'Occitanie", précise-t-il. La raison ? "Un immense dôme de chaleur se met en place sur le Maghreb et remonte vers l'ouest de l'Europe en passant par la France". Notre pays se situera "au cœur de ce dôme d'air torride". Cette situation de blocage pourra "amener les températures à des niveaux proches des records". "Tout le pays sera concerné à un moment ou à un autre par ces températures caniculaires", conclut-il.

Météo : douceur record entre Noël et jour de l'An

Selon Météo France, la période qui sépare Noël 2021 du jour de l’An 2022 est la plus douce jamais enregistrée en France. Le record a été établi ce jeudi 30 décembre avec par exemple près de 21°C à Marseille ou plus de 23°C dans le Var. Même dans le nord de la France, la température a été plus de 10°C au-dessus des normales saisonnières. "Il s'agit de la journée la plus douce observée en France un 30 décembre", assure Météo France. Une semaine 2021 appelée "trêve des confiseurs" entre Noël et jour de l'An s'annonce désormais comme 'la plus douce jamais enregistrée sur l’Hexagone" : 10,75°C VS 10,45°C en 2002 sur la même période.

La veille déjà, le 29 décembre, on avait battu des records pour les températures minimales, que l’on relève en fin de nuit. En Nouvelle-Aquitaine, on a notamment enregistré 13°C à Sabres, dans les Landes, et 13,2°C à Saint-Emilion, en Gironde. Ce mercredi 29 décembre "a été la journée la plus douce observée en France passé un 21 décembre avec une moyenne nationale de 12,7°C", selon Météo France.

Météo de l'hiver : vers un redoux à Noël

La France pourrait vivre ce mardi 21 décembre la journée de solstice d’hiver la plus froide depuis 15 ans. En effet, dans son bulletin météo de 4h ce matin, Météo France a alerté sur une forte baisse des températures ce mardi. Un signe de l’arrivée de l’hiver puisque cette année la saison hivernale débute ce mardi 21 décembre 2021 à 16h59 avec le solstice d'hiver et se terminera le dimanche 20 mars 2022 à 10h37 selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides ( IMCCE. Et pour ce premier jour de l’hiver, Météo France a annoncé des températures matinales négatives, jusqu’à -3 à -5 degrés du Grand Est au Limousin et l’Auvergne Rhône-Alpes, ainsi que dans l’intérieur de la Provence. La baisse des températures maximales se ressent sur un grand quart nord-est jusqu'au Centre et le nord de l'Auvergne Rhône-Alpes, il ne fait pas plus de 1 à 5 degrés. Il était prévu de 4 à 8 degrés dans le Cotentin et de la Bretagne au Poitou-Charentes. Les gelées sont généralisées et parfois sévères au centre-est, avec jusqu'à -25°C dans le Doubs.

Une vague de froid venue l'Europe de l'est frôle la France

“On s’achemine vers la journée de solstice d’hiver la plus froide en France depuis probablement 15 ans ”, prédit sur son compte Twitter le météorologue de Météo France, Francois Jobard. Il explique également que cela se radoucira ensuite avec “une température moyenne sur les journées des 21 et 22 décembre voisine de 3 °C”. En cause, selon La Chaîne Météo, “une vague de froid concerne l'Europe de l'est et frôle la France en ce début de semaine”. Gullaume Séchet, météorologue sur BFMTV, publie une carte montrant la “percée d’air froid en provenance de Sibérie vers l’Europe de l’Est et l’Europe centrale”. “La France se trouve en marge de cette zone touchée par une vague de froid”, précise le météorologiste.

Gaétan Heymes, ingénieur prévisionniste à Météo France, avait déjà prédit dès le 17 décembre dernier que les températures allaient “graduellement baisser jusqu'au 21 décembre, probablement (et temporairement..) la journée la plus froide de la saison hivernale en cours”.

Il prévoit toutefois “un net redoux sous l'effet des perturbations” dans les jours prochains. Selon le météorologue, Noël devrait en effet être doux cette année malgré ce pic de froid du solstice d’hiver. “La douceur des températures à Noël s'annonce notable en France, après le froid relatif de ce début de semaine. Il est même probable que ce 25 décembre soit dans le top 5 des plus doux sur la période 1947-2021”, détaille-t-il sur Twitter. Le froid de ce mardi 21 décembre ne constitue donc pas en soit le retour d’une vague de froid sur le pays puisque, comme le rappelle Météo France, “une vague de froid est un épisode durable et étendu de froid (au moins trois jours)”. “Pour qu’un épisode soit identifié à l’échelle nationale, il faut que la température moyenne nationale descende au moins toute une journée sous un certain seuil (-2 °C). Les vagues de froid sont aussi caractérisées à l’échelle d’une région lorsque l’épisode dure au moins deux jours et que les températures atteignent des valeurs nettement inférieures aux normales saisonnières de la région concernée”, précise Météo France.

Météo de l'hiver : quelles sont les prévisions pour le mois de janvier 2022 ?

L'année 2022 va-t-elle nous accueillir sous un ciel bleu et des températures douces, ou sous la neige accompagnée d'un froid glacial ? Selon les prévisions de La Chaîne Météo, le mois de janvier devrait être "faiblement doux et surtout très humide, mais aussi très perturbé sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, incluant la France".

Pluies, coups de vent et importantes chutes de neige en montagne sont attendus. Préparez-vous donc à vous couvrir en conséquences ! Malgré des températures légèrement au-dessus des moyennes de saison, environ +0,5°C, le mois ne sera pas particulièrement doux.

Vers un hiver 2020-2021 soit "plus froid que les deux précédents"

L'hiver devrait être bien plus froid que prévu. "-21,0°C à Mouthe, dans le Doubs, ce matin. Première fois depuis janvier 2017 que le seuil des -20°C est franchi", écrit notamment Gaétan Heymes, ingénieur prévisionniste à Météo France, ce lundi 11 janvier. Alors que l'année 2020 a été la plus chaude jamais enregistrée en France, et que le mois de décembre était plutôt doux dans l'ensemble, le froid est de retour sur la France cet hiver.

Selon La Chaîne Météo, "le mois de janvier semble s'annoncer plus froid que prévu initialement, pouvant présenter, au final, une anomalie négative de l'ordre de -0,5°C".

Hiver 2020-2021 : ce début janvier est le plus froid en France depuis 11 ans

Contacté par Planet.fr, Gaétan Heymes précise qu'il est "quasi certain" que cet hiver 2020-2021 sera "plus froid que les deux précédents". Le prévisionniste de Météo France précise ainsi que les températures du mois de janvier devraient être inférieures de 3 degrés aux moyennes enregistrées entre 1981 et 2010. "Avec une température moyenne de 2°C, la première décade de janvier est la plus froide en France depuis 11 ans", assure-t-il.

Un retour du froid notamment dû à un réchauffement stratosphérique soudain en début de mois. Météo Contact précise à ce sujet qu'un "vortex polaire dit 'déconcentré' favorise un régime d'ondulation à l'échelle de l'hémisphère nord, ce qui sur la France.

Selon les cartes du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, le signal est au froid pour cette semaine sur la majeure partie de l'Europe. À l'inverse l'hiver dernier, le vortex polaire, la ceinture d'air qui se situe autour des pôles, était très concentrée donc il n'y a pas eu d'ondulation entraînant des épisodes froids. On a même parlé d'un "non hiver" l'année dernière selon le prévisionniste de Météo France.

À noter également que les effets de la Niña, en cours dans l'océan Pacifique, pourraient expliquer le changement de régime météorologique en janvier avec des températures plus basses que prévu. Mais si ce refroidissement du Pacifique oriental peut être corrélé avec des hivers plus froids, il n'y a pas de lien de causalité démontré.

Des températures glaciales dues au vortex polaire

La descente d'un vortex polaire vers le sud pourrait entraîner des températures glaciales prochainement. Selon National Geographic, cette "masse d’air froid, qui tourne autour de l’Arctique, apporte alors températures glaciales et neige sous les latitudes moyennes". En raison d'une "masse d'air chaud" au-dessus de la Sibérie pendant la première semaine de janvier, le vortex glaciaire a été déséquilibré de son axe pôle Nord et s'est coupé en deux.

Un côté se situe sur l'Amérique du Nord et l'autre sur l'Europe. Cela pourrait entraîner "des températures glaciales s’abattant sur le Nord-Est et le Midwest des États-Unis, ainsi que les régions de moyenne latitude en Europe". La vague de froid est attendue "pour la semaine prochaine ou celle d’après et devrait durer, par intermittence, jusqu’en février".

Qu'est-ce que le vortex polaire ?

Comme le précise National Geographic, le terme "vortex polaire" est en réalité un terme qui peut qualifier deux phénomènes météorologiques. Il est en effet utilisé pour parler du courant d'air froid, parfois appelé circumpolaire qui "fait le tour de la planète chaque année". "De grande taille, il descend souvent à des latitudes moyennes, c’est-à-dire dans la région du globe située entre l’Arctique et l’Équateur, et se déplace d’ouest en est", selon National Geographic.

Le vortex polaire qualifié de "stratosphérique" est "une masse d’air froid provenant de l’Arctique" qui "se met à tournoyer chaque hiver avant de se dissiper au printemps". Il est beaucoup plus petit que le vortex circumpolaire et est situé "dans la couche atmosphérique supérieure, entre 16 et 50 kilomètres d’altitude".

Neige et verglas : les bons réflexes sur la route

La neige et le verglas ont des conséquences directes sur la circulation des véhicules dans l’Hexagone, rappelle Météo France. "Les conditions de circulation peuvent devenir rapidement très difficiles sur l’ensemble du réseau, tout particulièrement du secteur forestier où des chutes d’arbres peuvent accentuer les difficultés". Voici les "conseils de comportement" donnés par l’institut dans son bulletin pour les départements concernés par l’alerte orange.

  • "Je me tiens informé auprès des autorités"
  • "Je limite mes déplacements"
  • "Pour la route, je munis mon véhicule d’équipements spéciaux, j’emporte des vivres et des couvertures"
  • "J’installe les groupes électrogènes à l’extérieur de la maison et je n’utilise pas les chauffages à combustion en continu"
  • Si vous conduisez alors que les routes peuvent être verglacées, pensez à laisser le plus d'espace possible avec la voiture qui vous précède. Le principal réflexe à avoir, lorsque vous dérapez sur une plaque de verglas, est de contre-braquer. Si vos roues arrière partent vers la droite, tournez votre volant à droite et si elles partent vers la gauche, tournez votre volant à gauche. Ne lâchez jamais votre volant et ne freinez pas car vous risqueriez de bloquer vos roues.

L'hiver sera-t-il enneigé en France ?

Après des épisodes neigeux précoces, comme celui que nous avons connu au mois d’octobre, Régis Crépet, expert de La Chaîne Météo, estime que les hivers qui suivent sont "rarement très enneigés selon les statistiques". Selon lui, la présence de neige en montagne nécessite un temps perturbé. Or, le météorologue juge que "les conditions anticycloniques risquent d'être assez tenaces en décembre avant le retour des perturbations en janvier".

Toutefois, ces perturbations météo "circulent essentiellement sur la moitié nord de la France" et les montagnes françaises seraient donc moins concernées. "Il se pourrait donc que cet hiver connaisse un enneigement relativement modéré en montagne, mais à des altitudes globalement assez élevées et surtout en deuxième moitié d’hiver", détaille Régis Crépet.

Va-t-il beaucoup pleuvoir cet hiver ?

Concernant les précipitations, selon Régis Crépet, de La Chaîne Météo, estime qu'il subsiste une "incertitude plus grande en raison d’un doute sur la prédominance de conditions anticycloniques". En effet, "plus les pressions sont élevées, plus les perturbations circulant sur la France sont atténuées". Sachant que la France pourrait être souvent concernée par la proximité de l’anticyclone atlantique, il estime "que les précipitations risquent d’être un peu déficitaires sur notre pays cet hiver". Le mois le plus sec pourrait être décembre, avant la reprise d’un flux plus perturbé en janvier.

Va-t-il beaucoup pleuvoir cet hiver ?© Creative Commons

Prévisions météo 2020-2021 des principales villes de France

Le mois de janvier à Paris devrait être caractérisé le plus souvent par "un temps variable et parfois pluvieux". La Chaîne Météo prévoit pour 10 journées ensoleillées sur la capitale, mais il faut s'attendre à 29 % du temps menacé par de la pluie généralement modérée. Il neigera 1 jour dans le mois et côté températures, les minimales seront en moyenne de 2°C et les maximales de 7°C. Du côté de Nice, il faudra compter sur une méto peu favorable malgré 21 journées ensoleillées pour six jours de pluie et des températures moyennes comprises entre 8 °C pour les minimales et 11°C pour les maximales. Du côté de la capitale nordiste à Lille, le temps sera très pluvieux avec dix jours de précipitations attendus pour dix jours ensoleillés en ce mois de janvier.

Les températures moyennes seront situées entre 3 °C pour les minimales et 7°C pour les maximales. À Orléans, la météo sera variable et souvent pluvieuse avec pas mal d'averses et de pluies intermittentes. Selon La Chaîne Météo, on attend 10 journées ensoleillées pour neuf jours de pluie généralement forte. Les températures minimales sont en moyenne de 2°C et les maximales de 7 °C.

Décembre 2020 : un mois sec et doux

Le mois de décembre en France est caractérisé le plus souvent par un temps variable. Cette année, selon La Chaîne Météo, on pourra compter sur "13 journées ensoleillées", mais il faudra aussi faire avec à "29% du temps menacé par de la pluie généralement très forte". Il n'y aura malgré les précipitations qu'un jour de neige dans le mois. Pour ce mois de décembre 2020, les températures minimales seront en moyenne de 4°C et les maximales de 8 °C. Un anticyclone sera présent sur l'Atlantique, tout en restant assez en retrait, c'est un flux de nord-ouest qui va ainsi dominer sur le pays en décembre.

Janvier 2021 : douceur et froid en alternance avec quelques épisodes neigeux

Avec l'arrivée de l'année 2021, les températures devraient être relativement douces avec de minimales moyennes à 3°C et des maximales à 8 °C. Malgré deux jours de neige prévus, le soleil devrait briller douze jours, pour dix jours de pluie. Régis Crépet prévoit ainsi "une météo assez standard pour la saison sur l'hexagone, renouant avec un flux plus perturbé, orienté à l'ouest, synonyme du retour des perturbations".

Selon terre-net.fr, entre les basses pressions en Scandinavie et l'anticyclone méditerranéen, "c'est un courant d'ouest-nord-ouest qui devrait s'imposer sur la France" en janvier 2021, apportant douceur et froid en alternance et nous offrant finalement un mois à peu près "de saison". Quelques fortes gelées ne seront pas exclues.

Hiver 2021-2021 : de fréquentes gelées ?

Début janvier, de fortes gelées pourraient survenir en matinée. Toutefois, l’anomalie thermique devrait rester au-dessus des normales (+0,5°C). Le climat ne sera donc pas idéal pour les stations de ski. En février, la fin de l’hiver météorologique 2021 devrait être assez arrosée (+15%), mais toujours doux (anomalie thermique +0,25°C). Les perturbations devraient être abondantes. En somme, "l’hiver météo 2020-2021 pourrait ressembler à son prédécesseur sur tous les points".

Février 2021 : froid modéré avec des pluies fréquentes et abondantes

La probabilité de vagues de froid pour cet hiver semble très faible. On devrait alterner entre relative douceur et froid modéré sur le pays avec des températures plutôt supérieures aux moyennes de saison. Le mois de février pourrait prolonger la tendance plus dépressionnaire amorcée en janvier. Le retour du flux océanique assez vigoureux devrait également entraîner des précipitations assez abondantes, selon les prévisions de La Chaîne Météo.

Des températures dignes d’un mois de janvier en plein novembre !

Si Météo France annonce l’arrivée de la douceur pour les prochains mois, la France a connu des épisodes de grand froid ces dernières semaines, notamment au milieu du mois de novembre. Les températures ont progressivement chuté, s’établissant de 2 à 5°C en dessous des moyennes de saison. Une tendance qui a perduré jusqu’à la fin du mois de novembre et au début du mois de décembre, puisque la période de l’Avent a débuté avec le retour du froid sur l’Hexagone. Les faibles températures maximales, de 2°C à 5°C en dessous des moyennes de saison, devraient s’installer jusqu’au jeudi 5 décembre.

De la neige en plaine cet hiver ?

Mais au fait, pourquoi la neige nous paraît-elle blanche ?Mais au fait, pourquoi la neige nous paraît-elle blanche ?

Selon toute logique, la neige faite d'eau devrait être transparente. Et pourtant, elle paraît blanche. Explications.

Si l’hiver 2019-2020 ne devrait pas faire partie des plus froids que l’on ait connus, il ne devrait pas non plus être celui qui enregistra le plus de chutes de neige en plaine. "Les scénarios prépondérants envisagent une situation météo assez proche de celle de l’hiver dernier sur la France, avec des conditions à mi-chemin entre un temps dépressionnaire et un temps anticyclonique. Cette situation n’est propice ni au grand froid ni aux fortes perturbations, prévient en effet Régis Crépet. Si cette configuration se confirme, nous devrions avoir un hiver tout à fait standard, c’est-à-dire sans grand froid ni épisode marqué de neige en plaine".

Le prévisionniste souligne toutefois que "le froid et la neige sont deux paramètres qui ne sont pas forcément liés : le froid nécessite des conditions anticycloniques avec des vents continentaux orientés à l’est ou au nord-est, tandis que la neige est plutôt liée à des systèmes dépressionnaires avec des perturbations et des conflits de masses d’air". Aussi, "de brefs épisodes de neige en plaine sont possibles même au sein d’un hiver “doux”, comme nous l’avons vu en janvier dernier".

Les prévisions de La Chaîne Météo pour l’hiver 2019-2020 semblent donc aller à l’encontre de celles avancées dans la conclusion d’une étude menée pour le Met Office, le service météo britannique, il y a quelques semaines et qui avait alors été relayée en Europe. Celle-ci avançait alors que l’hiver à venir serait particulièrement froid, notamment en raison d’un vent violent de Nord-Est appelé "Bête de l’Est".

Températures hivernales : record de froid en perspective ?

Une étude menée pour le Met office, le service météo britannique, et relayée par le Sunday Times et entre autres le site Breizh-Info, affirme que l’hiver 2020 pourrait être particulièrement froid. Celle-ci va même jusqu’à parler de l’hiver le plus froid de la décennie. Le rapport, intitulé Prévision de long terme de l’oscillation nord Atlantique et de la météo britannique en janvier-février 2019, réalisée par des scientifiques de l’University College of London, fait état d’un vent violent de Nord-Est qui devrait glacer l’Europe les mois de janvier et février 2020. Son nom : la bête de l’Est.

Plus communément appelé “Le Paris-Moscou”, la bête de l’Est avait déjà traversé le continent européen durant l’hiver 2018-2019. Ce phénomène est décrit par le Met Office comme “des conditions froides et hivernales, résultantes de vents” de basse température venus de Sibérie.

En 2018-2019, le Paris-Moscou avait provoqué des épisodes neigeux et causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, rapporte Le Monde. À Londres, la température était descendue jusqu’à -6°C, et jusqu’à -14°C en Écosse. Plusieurs chantiers avaient dû être mis à l’arrêt durant la période de froid. Les transports en commun avaient également été perturbés.

Or, l’article de Breizhinfo est assez alarmiste, et comprend certaines contre-vérités. En effet, l’étude britannique, ne cite la Bête de l’Est qu’à titre d’exemple pour parler du froid hivernal. De plus le document évoque la Grande-Bretagne, et non la Bretagne française comme l’affirme Breizhinfo (site régionaliste breton, rangé à l’extrême droite), note le quotidien du soir.

Le rapport ne fait d’ailleurs jamais mention de "l'hiver le plus froid depuis trente ans". Selon le document, il y aurait 57% de chance que les mois de janvier et février 2020 soient en moyenne, les plus froids depuis 2013, en Grande-Bretagne.

Interrogée par Planet, Lauriane Batté, responsable d’équipe pour les prévisions saisonnières au Centre national de recherches météorologiques (CNRM) - Météo-France, nous confie que "cette prévision statistique annonce effectivement pour le Royaume-Uni la possibilité d'un hiver plus froid de 0,5°C que la moyenne de 1981-2010, valeur qui situerait cette saison comme la plus froide depuis 2013".

En revanche, "les scientifiques à l'origine de l'étude communiquent également les résultats de leur étude sous forme de probabilités", note-t-elle.

Climat hivernal : une mauvaise interprétation de l'étude ?

Pour Lauriane Batté, "certains médias ont interprété les résultats de l'étude comme prévoyant le retour d'un phénomène de vague de froid marquée ("Beast of the East" dans les médias anglo-saxons). Il est important de rappeler qu'un des auteurs de l'étude lui-même, Mark Saunders, a déploré l'interprétation de celle-ci faite par certains médias et a d'ailleurs déclaré que cette dernière "n'avait pas vocation à être médiatisée et que son intention était d’attendre de voir si les prévisions se vérifiaient et le cas échéant, de publier son modèle prédictif et ses résultats"

En effet, contacté par France Info, un des auteurs de l'étude précise ne pas avoir été interviewé par le Sunday Times avant la publication et affirme cette couverture médiatique est une déformation de son étude.

Prévisions météo hiver 2020 : Trop tôt pour le savoir

Par ailleurs, la prédiction anglaise intervient plusieurs mois avant les dates évoquées. Or, les prédictions météorologiques sont plus efficaces lorsqu’elles sont proches de l’échéance.

Le Met office serait ainsi réticent à valider cette étude. “Il y a une assez forte chance que (cet hiver) soit plus froid que l’année d’avant, notamment parce que l’hiver précédent était assez doux”, affirment les chercheurs. “Mais le Met Office ne peut pas dire, pour l’instant, que l’hiver qui arrive sera le plus froid de la décennie, parce qu’il est bien trop tôt pour le savoir”, poursuit le service public britannique.

La prévisionniste de Méteo France nous rappelle que "les anomalies climatiques à l'échelle d'une saison sont plus prévisibles sur les régions tropicales que sur les moyennes latitudes". "A Météo-France, nous employons non pas des méthodes statistiques comme celle de l'étude en question, mais des modèles numériques de climat représentant l'atmosphère, l'océan, et les surfaces du globe. Ces modèles sont initialisés chaque mois à partir des observations dont nous disposons, afin de prévoir l'évolution du climat sur les six mois à venir", explique-t-elle.

Le directeur adjoint de la Direction du climat et services climatiques de Météo-France (DCSC), Jean-Michel Soubeyroux, ajoute :

"Du fait de la plus faible prévisibilité du climat aux latitudes tempérées, les tendances exploitables en prévision saisonnière se limitent à un horizon de trois mois et on ne pourra préciser les caractéristiques de l'hiver prochain qu'à partir de début novembre."

Et si l'hiver 2020 était au contraire beaucoup plus clément ?

Des températures au-dessus des normales saisonnières en décembre ?

D'après, Meteo Contact, qui se base sur 3 organismes météorologiques différents développés par les agences américaines, japonaise et européenne (CFS, CGCM et MFS), les premières projections "envisagent des températures au-dessus des normales". Notamment durant le mois de décembre. Les précipitations seraient quant à elles, dans les normales saisonnières.

L’hiver alternerait entre des phases anticycloniques sèches et périodes plus dépressionnaires et donc plus humides.

Des températures au-dessus des normales saisonnières en décembre ?© Creative Commons

Par ailleurs, si l’ENSO (El Nino Southerm Oscillation) n’impacte pas l’Europe directement, il pourrait avoir une légère influence au vu des statistiques (occurrence d’hivers froids plus fréquents lors d’épisodes la Nina par exemple).

Aucune anomalie particulière n’est pour l’instant prévue. "Des conditions neutres sont attendues durant l’hiver 2019/2020 même si certains modèles dégagent un faible signal de conditions el Nino."

Selon Laurianne Batté (Méteo France), "on ne peut pas exclure la possibilité qu'une vague de froid survienne au cours de l'hiver, mais ce type d'événement qui dure quelques jours n'est pas prévisible avec autant d'anticipation. Et il n'est pas impossible d'avoir une vague de froid pendant une saison plus chaude que la normale en moyenne, du fait de la variabilité du climat".

Météo : à quoi s'attendre le trimestre prochain ?

"Pour le prochain trimestre, un contraste humide-sec devrait apparaître entre le sud-est du continent plus sec que la normale et le nord-ouest plus arrosé que la normale. La France se situe dans cette zone de transition", affirme Jean-Michel Soubeyroux (DCSC).

Le réchauffement climatique se ressent-il sur les prévisions effectuées ? "Si la question relève des conditions observées ces dernières années, il faut remonter à 2013 pour trouver un hiver plus froid que la normale 1981-2010. Les six derniers hivers ont tous été supérieurs aux normales avec un record de +2,6°C en 2016", conclut le directeur adjoint de la DCSC.