8 à 12 % des accidents de la route seraient provoqués par un traitement médicamenteux. Un certain nombre de médicaments ont des effets secondaires incompatibles avec la conduite : somnolence, troubles de la vision, nausées. Des drogues à prendre avec des pincettes avant de passer aux manettes.
Médicaments et conduite, les liaisons dangereuses

Médicaments et conduite, les liaisons dangereuses

50% des médicaments représentent des risques

Une gélule jaune, plus une orange et encore deux comprimés rouges. Attention, ce n'est pas parce que vous serez bientôt remis sur pied, que vous devez vous aventurer tête baissée sur les routes. Pensez à vous informer sur les effets secondaires des médicaments que vous prenez. Nombreux sont ceux qui rendent la conduite dangereuse. Comme l'alcool ou les drogues, les médicaments aux pictogrammes triangulaires jaune, orange et rouge peuvent altérer vos facultés et vos réflexes au volant : fatigue, somnolence, troubles de la vision, perturbations de l'équilibre, nausées. Selon le Conseil médical de la Prévention routière, la moitié des médicaments commercialisés représentent à des degrés divers, des risques pour la conduite.

Les hypnotiques et les tranquillisants sont les substances les plus fréquemment retrouvées dans les analyses à la suite d'accidents graves. Mais d'autres médicaments doivent être pris aussi avec vigilance : les médicaments contre la dépression, les fortes douleurs, les allergies, les nausées et vomissements, la migraine, l'épilepsie, la maladie de Parkinson, ceux qui traitent le diabète (en particulier en cas de mauvais dosage du fait d'un risque important d'hypoglycémie) et certains médicaments ophtalmologiques.

Sans ordonnance, méfiance

Gare aux idées reçues. Ce n'est pas parce qu'un médicament est vendu sans ordonnance, qu'il n'entraîne pas d'effets secondaires. « Il faut être très prudent avec ce genre de médicaments, explique le Dr Charles Mercier-Guyon, médecin urgentiste, secrétaire du conseil médical de La Prévention routière. Souvent ces médicaments déremboursés sont anciens. Ils ont été développés à une époque où on ne connaissait pas tous leurs effets secondaires sur la conduite. » Les sirops antitussifs qui contiennent de la codéine, par exemple, provoquent des somnolences. Après une intervention chirurgicale, si vous avez été anesthésié, attention certains produits utilisés ont un effet longue durée parfois autour de quarante-huit heures. De même, la plupart des médicaments efficaces contre la douleur ou la fièvre (hormis le paracétamol et l'aspirine) ont un effet sédatif. Certains médicaments peuvent ainsi multiplier de 2 à 5 le risque d'accidents.

Depuis la loi sur le droit des malades de mars 2002, dite loi Kouchner, le médecin, comme le pharmacien, doivent informer leurs patients des risques, même exceptionnels, liés à un traitement. Des risques qui doivent également figurer dans la notice et sur la boîte du produit, résumés, par un pictogramme un triangle jaune, orange ou rouge.

Des principes simples doivent être suivis. Ne mélangez pas alcool et médicaments. Ne dépassez pas la dose prescrite par votre médecin car « l'importance des effets d'un médicament sur les capacités de conduite, augmente généralement de manière continue en fonction de la dose » alerte l'AFSSAPS. Arrêtez-vous si vous vous sentez fatigué, que vous avez du mal à suivre les trajectoires ou aux premiers signes de somnolence.

Pour vérifier les effets secondaires des médicaments délivrés sans ordonnance, consulter le Guide de l'automédication du Vidal : cliquer ici

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