Une journée qui rapporte gros. Instaurée depuis 2004, à la suite de la canicule en 2003, la journée de la solidarité génère des milliards d'euros. A quoi sert-elle précisément ?
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Ce lundi de Pentecôte, jour férié, les salariés offriront une journée de travail, dite journée de solidarité. Ce dispositif, mis en place en 2004, part d’un principe simple : les employés travaillent gratuitement afin de créer une valeur ajoutée.

En contrepartie, les entreprises doivent s’acquitter de la contribution solidarité autonomie (CSA), rapporte Capital.

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En 2008, les règles ont légèrement été rectifiées : si le mode de financement reste inchangé, le lundi de Pentecôte n’est plus nécessairement une journée travaillée. Les entreprises ont plus de souplesse : elles peuvent en effet décider de segmenter les sept heures de travail supplémentaire au cours de l’année ou de retirer une journée de congé payé ou de RTT.

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Quoi qu’il en soit, ce prélèvement représente 0,3% de la masse salariale annuelle. Selon les prévisions de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) annoncées ce mardi, cette journée devrait générer 2,878 milliards d’euros de recettes en 2019, précise l’Est Républicain.  Soit une augmentation de 19% par rapport à 2018. 

La somme se répartie cette année par la collecte de 2,1 milliards d’euros chez les actifs et de 785 millions via la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa) prélevée sur les pensions des retraités, précise la CNSA dans un communiqué.

A qui profite cette journée de solidarité ?

L’argent obtenu grâce à cette mesure, instaurée après la canicule meurtrière de 2003, est intégralement dédiée au soutien des personnes en perte d’autonomie et aux personnes handicapées. “Cette somme permet de couvrir entre 4 et 5% des dépenses de l’Etat“, indique d’ailleurs la CNSA.

De quoi s’agit-il exactement ?