Selon une enquête de Médiapart, l'élu proche de Laurent Fabius a multiplié les mandatures ainsi que ses revenus pour atteindre plusieurs milliers d'euros de revenus par mois. 
AFP

Désormais, tous les parlementaires doivent faire preuve de transparence sur leurs revenus passés. C’est ainsi que l’ancien patron du département de la Seine-Maritime et actuel sénateur PS, Didier Marie, a dû révéler ses activités depuis 2010.

C’est à ce titre que le site Médiapart s’est intéressé de plus près au personnage, un proche de Laurent Fabius. "Le principal lieutenant du ministre des affaires étrangères dans son département, Didier Marie, a cumulé durant des années 12 000 euros mensuels et un emploi du temps impossible", indique le site.

Adjoint au maire, président de département, vice-président d’agglomération…

En effet, celui-ci a été en même temps : adjoint au maire, assistant parlementaire, président de département, vice-président d'agglomération, chargé de mission de la fédération PS, dirigeant d'un office HLM et d'une société d'autoroutes.

A lire aussi Les eurodéputés français, champions du cumul d’activités rémunérées hors-mandat

Dans le détail, Didier Marie gagnait 4 400 euros mensuels à la tête du conseil départemental, 1 460 en tant que vice-président de l’agglomération de Rouen, 970 euros d’indemnités en tant que maire-adjoint d’Elbeuf, 415 euros de jetons de présence pour ses activités dans l’immobilier et le secteur autoroutier, 5 500 euros au titre d’attaché parlementaire de Laurent Fabius jusqu’à la nomination de ce dernier au ministère des Affaires étrangères, en 2012.

Cette dernière somme avait été ramenée à 1 900 euros par le successeur de Laurent Fabius à l’Assemblée, Guillaume Bachelay. Mais, comme le souligne le site d’informations, Didier Marie s’est très vite consolé en acceptant une mission auprès de la fédération normande du Parti socialiste, rétribuée 3 200 euros par mois, pour 14 heures de travail hebdomadaire.

Le sénateur se défend

Contacté par Médiapart, Didier Marie estime qu’il n’a "rien à se rapprocher" et qu’il a "beaucoup donné pour le parti". "Chacun peut avoir un jugement sur le montant de ma rémunération, mais ça ne pose aucun problème juridique. Si vous comparez avec des rémunérations de cadres dans des tas de domaines, comme celui des sociétés de conseil, cela n'a rien d'extravagant.", a-t-il encore fait entendre.

Vidéo sur le même thème : Brice Hortefeux veut rétablir le cumul des mandats

Vous aussi vous avez un peu de temps devant vous ? Profitez de 30 jours d'essai gratuit à Prime Video pour voir et revoir tous les films et séries préférés.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Vidéo : Bug à la pompe essence : le carburant est gratuit !