La France va mal

De nombreux médias s’extasient devant le déficit qui est, enfin, repassé sous la barre fatidique des 3 % ; certes, mais à quel prix ? En augmentant les impôts ; les prélèvements obligatoires ont atteint le niveau affolant de 45,4 % du produit intérieur brut : c’est évidemment une très mauvaise nouvelle car elle pénalise l’avenir en diminuant la compétitivité de la France.

La dette continue à augmenter pour atteindre 97 % du même PIB ; c’est une épée de Damoclès sur l’avenir de nos enfants ; et, dans ce contexte terrifiant - le mot n’est pas trop fort, il y a des inconscients qui osent parler de "cagnotte" !

Or, le contexte international est, provisoirement, extrêmement favorable. Où est le coeur du problème ? L’augmentation de la dépense publique : environ 2,5 % en un an ; un chiffre vertigineux. Et il y a encore plus grave. La plupart des services utiles sont à la limite de rupture : santé, armée, police, prisons, ehpad, … Le modèle de l’administration française doit être complètement repensé.

Et ce n’est pas tout : dans la plupart des collectivités territoriales, les "économies"  ont été faites au détriment des investissements alors que les dépenses de fonctionnement continuaient à exploser ; et le gouvernement central, présent ou passé, n’a rien fait pour endiguer cette gabegie.

Je rappelle aussi que, selon moi, la "remise à plat"  de certains statuts privilégiés va se solder par un accord ruineux pour l’état en dépit d’une façade combative de notre Président. De même, privatiser des outils stratégiques et rentables comme les barrages ou l’aéroport de Paris constitue une grave erreur économique pour l’état français mais deviendra vite une excellente affaire pour les capitaux privés.

En 2017, Pôle emploi a radié presque 600.000 chômeurs ; cela doit inciter à relativiser les chiffres du chômage.

Et Daech vient de nous offrir la cerise sur le gâteau : certains médias, en mal de flagornerie, nous expliquent que l’état d’urgence ne sert à rien (sic). Je rappelle l’essence de l’état d’urgence, qui ne coûte presque rien : faciliter le travail de la police en lui évitant une tutelle tatillonne de la justice. Certes, les magistrats ne sont pas tous des sympathisants de Daech, dieu merci ; ce sont tout de même des hommes, convaincus, voire imbus, de leur rôle déterminant dans la bonne marche de la démocratie ; l’indépendance, voire l’insouciance, de la justice est la référence absolue.

Et pourtant, l’âme de la France reste au zénith : pour combien de temps ? 

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