Jean-Marie Le Pen, persuadé qu'il avait raison depuis le début

Pour le patriarche, qui se rêve en Cassandre explique Le Figaro, il s'agit avant tout de montrer qu'il avait vu juste avant tous les autres. Sans lui donner raison, il importe tout de même de rappeler que l'agenda politique de l'extrême droite s'impose davantage que celui des autres formations et familles politique. Déjà en 2017, Slate questionnait : le Front national a-t-il remporté la bataille des idées ?

Pour Jean-Marie Le Pen et sa garde rapprochée, pas de doute à avoir à ce sujet. "Grace à cet Institut nous allons montrer l'actualité de la pensée de Jean-Marie Le Pen et la mauvaise foi qui a empêché cette pensée de passer au peuple", assène par exemple Patrick Hays, le vice-président de le l'INA Nationaliste que vient de fonder le "diable de la République". Il avait d'ailleurs quitté le Front national sur les talons de son ami. Et le patriarche d'abonder en ce sens : "Mes arguments et raisonnements ont pourtant tous été vérifiés par le déroulement des faits. Alors qu'est-ce qui gêne ? Beaucoup disent ‘Le Pen avait raison'." Avant d'ajouter, sans doute un peu frustré : "Encore faut-il avoir raison en temps utile".

Naturellement, cette prise de position est contestable : pour Gaël Brustier, politologue et conseiller de plusieurs figures politiques de gauche, c'est parce que l'extrême droite a su imposer sa grille de lecture que l'interprétation de certains événements peut électoralement lui profiter. "Le FN n'est donc plus producteur ou coproducteur d'une vision du monde. Il en est le puissant rentier", écrit-il dans les colonnes du journal marqué à gauche.

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