La loi Macron est passée en Conseil des Ministres mercredi. Une loi édulcorée, émasculée, anecdotique du fait du manque de courage de nos leaders politiques. Le contraste entre le débat pathétique sur cette loi et le triomphe d'Angela Merkel mardi dans son parti et sa popularité record après 9 ans de pouvoir est frappant. Il ne s'agit pas de l’idolâtrer mais de s'inspirer de son exemple.

UN EXPLOITLa loi Macron en Conseil des Ministres, hier... À l'heure où nos politiques se déchirent pour décider si on pourra faire des feux de cheminée avec un notaire 5 ou 12 dimanches par an comme s'il s’agissait d’abolir le code du travail, on ne peut pas ne pas parler de ce qu’il se passe en Allemagne. Angela Merkel a été élue pour la huitième fois à la tête de son parti. Avec 96.7% des voix. Son taux de popularité dans le pays est de 67%. 56% des Allemands veulent qu’elle se représente pour un quatrième mandat alors qu’elle est au pouvoir depuis 2005.

UN CAS UNIQUEC’est une situation assez rare. Unique même dans un pays démocratique. Vous ne trouverez aucun autre leader dans l’histoire du monde démocratique qui a un tel taux de popularité après un tel parcours. Quoi qu'on pense d’elle ou de sa politique, on ne peut être indifférent à un tel exploit. Nos leaders politiques en particulier. Elle est la preuve que l'on peut mener une politique courageuse, prendre des mesures impopulaires, imposer des épreuves, traverser des crises tout en restant populaire. Les couards qui nous dirigent devraient s’en inspirer et non l’insulter comme le clown du Front de Gauche.

"NOUS NE VIVONS PLUS À CRÉDIT"Elle a fait un long discours à son Congrès mardi. 70 minutes. Et je vous conseille d’en lire les principaux extraits. Elle a notamment prononcé une phrase marquante en parlant du retour à l’équilibre budgétaire de l’Allemagne : Nous avons fini de vivre à crédit. Nous pensons à nos enfants et à nos grands enfants. Mais avec des accents churchilliens, elle a dit aux Allemands que des challenges les attendaient et que le combat continuait : le vieillissement de la population, la révolution digitale, la concurrence internationale. C'est elle qu’il nous faut pour redresser la France car nous n’avons pas de vrai homme politique comme elle.

LE RETOUR DE LA GRÈCEOn pensait que le cauchemar grec était terminé. Après des mesures courageuses, la croissance est revenue et le déficit est sous contrôle. C'était sans compter sur la capacité des politiques à provoquer le chaos. L'annonce d'élections présidentielles anticipées qui pourraient provoquer des élections législatives anticipées et la victoire du parti de gauche anti-austérité a fait plonger la bourse d'Athènes et toutes les bourses d'Europe. 12.8% de baisse mardi à Athènes. On n'avait même pas vu ça pendant la crise grecque. On n'avait pas vu ça depuis décembre 1987.

L'INCROYABLE RÉSISTANCE DE LA BOURSE AMÉRICAINEPour l'instant les indices américains sont des vrais élastiques. On a beau tirer dessus, ils reviennent toujours au même niveau. Proche des records. Hier le tumulte européen a entraîné une chute de 200 points environ du Dow Jones qui n'a finalement clôturé en baisse que de 51 points. Fascinant.

PLUS D'OTAGE FRANÇAIS A L’ÉTRANGERAvec la libération de Serge Lazarevic.

PAUVRE FRANCEMalgré l'affaire Le Paon, la CGT reste le premier syndicat de fonctionnaires avec 23.1% aux élections dans la fonction publique. Un score en baisse certes. On est encore bloqué au siècle de la lutte des classes.

HOMELANDAlors que la quatrième saison (exceptionnelle...) de Homeland est diffusée aux États-Unis (et sur Canal+ Séries), les États-Unis ruminent encore sur le 11 Septembre avec un rapport sur les méthodes de torture utilisées sur les organisateurs de l'attentat. Ceux-ci ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme. Les familles des victimes du 11 septembre apprécieront sûrement la démarche.

DEUX POIDS, DEUX MESURESPoutine est un con. Indéfendable. Ce qu'il fait en Ukraine est inexcusable. Mais c'est étrange de voir comme la pensée unique française s'acharne sur lui alors qu'elle est par exemple si conciliante avec un pays comme le Qatar qui finance des organisations terroristes dans des pays où des soldats français meurent. Je n'ai toujours pas compris comment tout cela fonctionne.

REBOND DU PETROLE ?On se rapproche du plancher fixé par les Saoudiens : 60 dollars. Et ils vont commencer à faire des déclarations pour calmer le jeu. Nous avons conseillé aux profils spéculatifs de reprendre une position pour jouer la hausse du pétrole avec le turbo call illimité WTI 1S66Z.

UN FANTÔME REMPLACE UN MORTLionel Jospin remplacera Jacques Barrot au Conseil Constitutionnel

LA PRESSE FRANÇAISE EN GRÈVEhier : vous n'avez trouvé que des journaux anglo-saxons dans les kiosques. Pas de journaux français. Ou comment enfoncer un secteur qui est déjà en crise.

VOILÀ C'EST TOUTBONNE JOURNÉEMAY THE FORCE BE WITH YOU

Edito publié surMonfinancier.com le 10/12/2014.