Arrêts maladie abusifs, faux chômeurs, fraudes aux aides au logements... Si certains fraudeurs profitent du système, ils restent cependant de bien piètres joueurs comparés aux grandes entreprises, et surtout... à l'Etat. Voici comment est gaspillé l'argent public de la France.
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Des parlementaires trop payés ?

Le député René Dosière n'hésite pas à dénoncer ses collègues : " à l'Assemblée nationale, seulement une cinquantaine d'entre nous bossent vraiment. Plus une petits centaine qui participe. Le reste chasse le pognon et les honneurs des ors de la République".

Ainsi, les parlementaires, sénateurs et députés sont payés 5 405 euros net, plus 6 250 de frais et des avantages en natures (accès au restaurant parlementaire, coiffeur gratuit, réductions sur les billets d'avion, une carte SNCF gratuite...) sans compter une retraite dorée (jusqu'à 13 000 par mois).

Inutile de dire que le système compte de nombreux profiteurs...

Des sondages qui valent de l'or

Séances de coaching, sondages... les cabinets de communication auxquels font appel les politiques coûtent cher !

Marianne dénonce une facture de près de 2 milliards d'euros au profit d'un seul cabinet de conseil en communication (Giacometti Péron et associés) d'après un rapport publié en octobre par la commission des Finances de l'Assemblée Nationale.

L'hebdomadaire part du constat que les dépenses de communication augmentent à mesure que se détériore la situation économique et politique. 

Des projets (trop) coûteux

Vous avez peut-entendu parler du réaménagement des Halles de Paris ? Le chantier devrait coûter près d'un milliard d'euros à la ville. Une facture salée au profit d'un géant de l'immobilier : Unibail-Rodamco.

Au rayon des travaux un peu trop coûteux, on retrouve le désamiantage de l'université de Jussieu, dans le Ve arrondissement de Paris. Les travaux on commencé il y a 15 ans, en 1996 et ne sont toujours pas finis ! Ils devraient normalement se terminer en 2015.

19 ans de travaux, 1,8 milliard d'euros… Qui dit mieux ? 

Encore un autre projet trop coûteux, celui du siège du conseil régional de Rhône-Alpes, conçu par l'architecte Christian de Portzamparc, qui a coûté la somme de 147 millions d'euros. Un montant (trop) élevé qui a été dénoncé par l'UMP comme "une véritable gabegie". 

La Sécurité Sociale garde des locaux trop chers

Les caisses du régime général de la Sécurité Sociale sont les heureuses propriétaires 5 400 bâtiments pour un total de 6,3 millions de mètres carrés, soit 38,28 mètres carrés par agent, alors que la norme est par fonctionnaire est de 12 mètres carrés. Un parc immobilier trop important... et couteux. Surtout s'il l'on prend en compte le fait que beaucoup de ces structures nécéssitent des travaux.

Ce patriomoine immoblier n'est pas toujours bien entretenu. Ainsi, en Charente-Maritime, la sécurité sociale de Rochefort a même dû louer d'autres locaux, les siens étant trop vétustes...  

Des autorités indépendantes pas très rentables

Le CSA (le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), la HALDE (haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité)... ces noms vous disent quelque chose ? 

Ce sont des autorités indépentes qui agissent au nom de l'Etat mais qui coûtent également très cher !

Les députés René Dosière et Christian Vanneste ont estimé le coût de ces autorités à 600 millions d'euros dans un rapport. Des autorités jugées "plus gloutonnes qu'efficaces" selon Marianne.

Le rapport des députés remet surtout en cause l'implantation de ces autorités qui, pour la plupart, sont localisées à Paris dans les "beaux quartiers" et paient des loyers exorbitants.

Sources

- Marianne, numéro 755 du 18 au 14 octobre 2011

- Marianne, numéro 763 du 3 au 9 décembre 2011

Si nous avons tenté ici de reprendre quelques exemples de gaspillage de l'argent public, cette liste n'est en rien exhaustive.

Si vous connaissez d'autres cas de gaspillage d'argent public, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous.